‹ Les évangiles synoptiques (volume 3)Chapitre 705 sur 726 · Voir, par exemple, Schanz, Me · texte numérisé non relu

Voir, par exemple, Schanz, Me

3. Ad Mar. q. 1 (Mig.ne, PG. XXII, 937-940'i. Il s'agit d'accorder Mr. xxvm, 1 avec Me. xvi, 9. Eusèbe répond : tojtoj ot—r] av sii\ f, Xûatç. o ;j.Iv yàp to xeçâXaiov 7.jto tijv to'jto çâa/.o'jaxv -lï'.y.o-'r^/ àOîfôSv sïjïot ïv u.i] Iv ir:is:v a-jT^v çspejOat toî; à'/T'.ypâso'.; ~o\> /.octx MxV/.ov s-jxyyîX'Ioy ~.x youv xxpijiï] rwv ivTtypaçwv to t;Xo; Jtepiys-

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dit la même chose ', mais probablement d'après Eusèbe. On ne conçoit pas néanmoins qu'il ait pu affirmer sans hésitation que la finale de Marc manquait « dans presque tous les manuscrits grecs », si lui-même n'en avait pas connu un certain nombre où cette finale ne se trouvait pas2. Il semble déjà que l'assertion d'Eusèbe ne soit plus en rapport avec l'état réel des manuscrits ecclésiastiques dans la première moitié du ive siècle, car Eusèbe n'ose pas se prononcer ouvertement contre l'authenticité de la finale, ce qu'il n'aurait sans doute pas manqué de faire si cette finale n'eût été garantie que par le témoignage de quelques manuscrits, et non par un usage déjà très répandu. Eusèbe, d'ailleurs, se reprend lui-même en disant que la finale manque « dans les manuscrits corrects ». C'est pourquoi l'on a supposé avec assez de vraisemblance qu'un auteur plus ancien lui avait fourni la donnée critique dont il ne se sert qu'avec réserve.

u.ev oùv c'.-o'. av t:; jïapatTO'JUisvoç xaî -xv:/, avatctov nepiTtov epwr7)u.a. txXXo; oi t*s ojo' ÔTtouv ToÀaMv àôeTEÏv tôjv Ô7ia>aouv noter ce mot, d'où il résulte que la finale de Marc est, pour Eusèbe, un de ces passages qui se trouvent « de façon quelconque » dans l'Ecriture) iv t?) twv sùayYsXiiov ,'^9^ cpEpojilvtov, 8i7îXr,v ;;.va! çr^i (à lire çrfae! tt)v xviyvwaiv, àç xaî iv itiio'.; jroXXoï?, Éxaxipav t: îiapaBsxTÉav uîtapy-eiv tto arj [AaXXov Ta-Jr/,-/ lxetvy]ç V, IxeivTjv tx-Jt/,;, -xpx toi; -'.itoï: /.aï c'jXx^icnv ÈYxpivsa- Gat. xaî or] ToOoe to'j jj.hc.o-j; juyv topoupivou sivai aXr]6oùç, ~po?rj/.Ei tov vojv Sup^veûsiv toj àvayv(6o-;j.aTo;. Eusèbe dit ensuite, partant de cette seconde hypothèse, que Ton peut supposer l'indication ivaoTx; os parallèle à Mt. xxviii, I, le Christ étant ressuscité le samedi soir, comme le dit Matthieu (opinion à noter; cf. supr. p. 718), et rapporter ce qui suit, rpwi "poitr; vzfâi-o-j à ècpavï], l'apparition à Marie de Magdala n'ayant eu lieu en effet que le matin. Pour le commentaire de ce témoignage, voir Westcott-IIort, Ap. 30-32.

1. Ep. CXX, ad Hedihiam (écrite vers 406-407). A propos de la difficulté traitée par Eusèbe, Jérôme écrit (Migne, P. I. XXII, 987) : « Hujus quaestionis duplex solutio est; aut enim non recipimus Marci testimonium, i[uod in raris ferturevangeliis, omnibus Graeciae libris pêne hoc capitulum in fine non habentibus, praesertim cum diversa atque contraria evangelistis ceteris narrare videatur ; aut hoc respondendum, quod uterque verum dixerit : Matthaeus, quando Dominus surrexerit vespere sabbati, Marcusautem quando eum viderit Maria Magdalene, id est mane prima sabbati. Ita enim distinguendum est : cum autem surrexisset, et parumper spiritu coarctato inferendum prima sabbati mane apparuit Mariae Magdalenae » etc. Un peu plus loin, Jérôme, d'après Eusèbe, répondant à la seconde question de Marinus, et sans se soucier plus que lui d'équilibrer son exégèse, admet que Mt. xxviii, 1, signifie la même chose que Jn. xx, 1.

2. On trouvera plus loin (p. 79+, 11. 't) un autre témoignage de s. Jérôme, où Ion ne peut voir un plagiat.

Cet auteur plus ancien ne peut être qu'Origène !. En tous cas, les chances que le témoignage d'Eusèbe a de représenter celui d'Origène et l'état des manuscrits vers le milieu du ni0 siècle ne lui donnent que plus de portée. Du témoignage d'Eusèbe, et du silence des anciens auteurs alexandrins on peut inférer que la finale de Marc n'était que peu ou point connue, ou bien qu'elle n'avait guère de crédit, en Egypte et en Palestine, dans la première moitié du 111e siècle. La version syriaque récemment découverte au Sinaï l'ignore également, et cette circonstance réduit beaucoup la force de l'argument que l'on tirait autrefois des versions syriaques plus récentes, où la finale se trouve. Le silence d'Athanase, Cyrille de Jérusalem, Basile, Grégoire de Nysse, Grégoire de Nazianze, Cyrille d'Alexandrie, ne laisse pas d'être significatif. Il paraît évident que ni Tertullien, ni Cyprien, qui ont longuement écrit sur le baptême, et qui auraient eu mainte occasion de citer la finale de Marc2, n'ont pas lu ces versets, lesquels, par conséquent, ont dû manquer d'abord dans l'ancienne Vulgate, comme dans la version syriaque.

Il est vrai que Justin :! paraît les avoir connus; Tatien leur a donné place dans son Diatessaron ; Irénée4 les emploie; ils ont cours dans l'Eglise latine au ive siècle, et dans l'Eglise grecque au ve. La question se complique par l'existence d'une catégorie de manuscrits qui ont une autre finale ', et qui se trouvent ainsi confirmer l'hypo-

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