‹ Les évangiles synoptiques (volume 3)Chapitre 716 sur 726 · i, 6 (Le. xxiv, 21 i · texte numérisé non relu

i, 6 (Le. xxiv, 21 i

LA FINALE DL MARC 79o

site providentielle d'annoncer l'Evangile à tout l'univers. Les Onze peuvent être excusés de n'avoir pas cru sur la parole de Marie de Magdala et des deux disciples, parce qu'ils craignaient d'être dupes d'une illusion diabolique ; mais ce n'est pas raison pour que le règne de Dieu se manifeste maintenant dans son état définitif; c'est aux apôtres qu'il appartient de préparer le jugement messianique, en proposant la foi à tous les hommes, de façon que quiconque croira soit sauvé, que quiconque refusera de croire soit condamné ' .

L'ordre de prêcher partout, les considérations sur la foi et le baptême semblent être une paraphrase de Matthieu. Au lieu de dire simplement, avec celui-ci : « x\llez, instruisez toutes les nations », l'auteur développe et explique 2 : « Allez dans tout l'univers, prêchez l'Evangile à toute créature », c'est-à-dire à tous les hommes. L'ordre de baptiser, si tant est que le glossateur l'ait lu dans Matthieu, est remplacé par des réflexions sur la nécessité du baptême pour le salut, et la nécessité de la foi pour recevoir le baptême * celui qui croira recevra le baptême, et par le baptême sera sauvé dans le grand jugement qui accompagnera la parousie; celui qui refusera de croire refusera en même temps le baptême, et il sera indigne de le recevoir ; il sera condamné lorsque viendra le jugement 3.

La promesse de perpétuelle assistance que Jésus fait aux apôtres, dans le premier Evangile, est reproduite sous la forme d'une énumération 4 où l'on retrouve tous les prodiges racontés dans les Actes des apôtres. Les croyants chasseront les démons au nom de Jésus1.

1. Rohrbach, Die Berichte ûber die Auferstehung Jeun <'.lu-isli, 38.

2. V. 1"). xat v.-Vi a'jtoiV -opî'jOivxs? eîç tôv xoiïjaov ÔOTxvTa XY)pu!ja7S to eùayYsXtov -7.1^ -ft y.-iii:. Il faut entendre ici /.twi; au sens de genre humain créé par Dieu, comme dans Cor., i, 23, non au sens général de création, qu'on trouve Me. xiu, 19.

3. V. 16. ô r.'.i-ijiy.ç xaî ^xr.-:rs()i':; acDÔTjCTêTai, ô Si àniaTrjcja: /.y.-y./.yJlr'^i-x:. Cf. Act. ii, 38, 40 ; Jn. ni, 3, .">, 18.

4. V. 17.. arjfj.àx 8è roïç -*?t; j~ aaiv txjtx jrapaxoXouôirjaât, èv rto ovdu.a?i ;j.o\j oximovia IxpaXouaiv, yXwdaatç XaXT)'<Jouaw xaivaïç, (CL et d'autres témoins lisent, au lieu de xatvaïç, xat Iv raïç -/epaiv] l!S. os;-.; àpcrjj-.v xav Oa>â?iaov xr. jticuijiv où llï] ajxo'j; jiXaiï], £-;. àppf.J3T0j; ^sïpaç Irtiô^'aouatv xat xaXûç EÇouaiv. xaraxpiveîiôat, entendu de la damnation éternelle, 7uapaxoXou8srv, pXa7tT£iv, xaXû; i/v.t sont des locutions étrangères à Marc.

:;. Cf. Act. xvi, 18: xix, 11-10.

Ils parleront de « nouvelles langues », c'est-à-dire des langues à eux inconnues, autres que leur langue maternelle. Peut-être faut-il lire simplement : « ils parleront en langues » ; mais il est peu probable que l'auteur ait compris le don des langues comme Paul l'a décrit dans la première Epître aux Corinthiens ', et non comme Luc le représente dans les Actes "-. Ils prendront des serpents avec leurs mains \ et n'auront pas à craindre leurs morsures. Peutêtre y a-t-il ici une allusion au fait raconté dans les 'Actes'1. Le breuvage empoisonné qui ne fera pas de tort aux croyants n'est pas k prendre pour une métaphore. L'auteur doit avoir eu en vue l'histoire de Joseph Barsabas, telle que Papias la racontait 5, ou quelque trait semblable. Quant aux guérisons de malades, on en trouve plusieurs dans les Actes i;, et spécialement par l'imposition des mains. Peut-être le rédacteur a-t-il trouvé, dans quelque écrit antérieur, ce développement, qu'il substitue au texte plus simple du premier Evangile '. Bien qu'il dépende en partie de Matthieu, il ne parle pas delà montagne, et il s'abstient de dire où étaient les apôtres quand ils reçurent l'ordre d'évangéliser le monde; d'après l'économie générale du morceau, on ne peut les supposer qu'à Jérusalem.

Marc, xvi, 19. Le Seigneur, après leur avoir ainsi parlé, fut enlevé au ciel, et il s'est assis à la droite de Dieu. '20. Et eux s'en allèrent prêcher partout, le Seigneur les assistant et confirmant la parole par les miracles qui l'accompagnaient.

L'entrevue de Jésus et de ses disciples, n'étant pas un fait déterminé, a une conclusion indéfinie. Pour demeurer fidèle à son cadre, l'auteur dit que « le Seigneur, après avoir parlé à ses disciples »,

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