‹ Les évangiles synoptiques (volume 3)Chapitre 96 sur 726 · xi, 1 ; xii, 1-3 ; cf. QÉ · texte numérisé non relu

xi, 1 ; xii, 1-3 ; cf. QÉ

gile, en combinant l'histoire des deux sœurs avec la résurrection hypothétique de Lazare dans la parabole ', et l'onction chez Simon le lépreux ~. Le récit de Luc n'a rien d'invraisemblable en soi; mais le vague des données fait qu'il serait impossible de réfuter péremptoirement celui qui y verrait un pur symbole, conçu d'après le tableau des deux sœurs, Israël et Juda, au livre d'Ezéchiel 3. Les noms propres, au lieu d'être un argument contre cette hypothèse, la confirmeraient plutôt, puisque le prophète emploie aussi deux noms symboliques 4, et la signification étymologique de ces noms 5 ne répugnerait pas au sens allégorique du récit.

Quoi qu'il en soit, Jésus, durant ce voyage où ses disciples allaient en avant-courriers, pour lui assurer un gîte dans les endroits où il devait passer, entra un jour dans certain bourg où il fut reçu par deux sœurs, dont l'une avait nom Marthe, et l'autre Marie. Rien n'oblige à penser que Jésus fût seul, car tous les disciples ne le quittaient pas en même temps, et ceux qui allaient en avant devaient revenir à lui ou l'attendre dans les lieux où on lui donnait hospitalité. Mais la présence des disciples était d'autant plus inutile à mentionner qu'elle n'importait pas au symbolisme du récit. Une fois dans la maison, le Sauveur se met à instruire les personnes présentes, etMarie, assise devant lui, comme un disciple G, l'écoutait. CependantMarthe, qui paraît avoir été la maîtresse du logis 7, vaque à tous les soins occasionnés par l'arrivée de son hôte 8, et prépare le repas. Elle s'avise que Marie ferait bien de s'associer à la besogne, et, pour se procurer son aide, elle ne craint pas d'interrompre

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