‹ Les Évangiles synoptiques (volume 4)Chapitre 100 sur 733 · Cf. II, 46 ; Aer. xxii · texte numérisé non relu

Cf. II, 46 ; Aer. xxii

7. c Apparet Martham majorera fuisse natu Maria sorore sua, quandoquidem domus Marthae potius, quam Mariae dicebatur, et Martha Christum potius quam Maria dicitur excepisse. » Maldonat, II, 194.

8. V. 40. f^ ^l MapOa -epieaTuaro iztpl 7uoàÀt,v ôiaxoviav. Ss. et trois mss. lat. omettent 7:oàXt[v.

Jésus, qui la retenait. Un mot de lui ne suffirait-il pas pour que Marie fasse avec empressement ce qui parait être de son devoir dans la circonstance?

Jésus n'approuve pas Marthe, nonobstant la droiture incontestable de ses intentions. Marthe se donne du souci pour ses affaires de ménage, pour préparer un repas convenable et mettre tout en ordre dans sa maison. Elle n'est point blâmable en cela, mais elle aurait tort d'oublier que tous ces soins portent sur des objets fort accessoires, et que la préoccupation qui doit dominer toutes les autres est celle du salut, dont la condition première est l'application de Tesprit et du cœur à la parole évangélique. Cette préoccupation est celle de Marie ; c'est pourquoi « celle-ci a choisi la bonne part », celle qui garantit l'admission au royaume des cieux. Cette part est non seulement la meilleure, mais la seule bonne, puisque c'est la seule qui assure un bonheur éternel. Cette part ne sera pas enlevée à celle qui la préfère *.

A la lettre et d'après le contexte, Jésus signifie que Marie ne doit pas être dérangée, parce qu'en l'écoutant, elle fait ce qu'il y a de mieux. Mais il semble que la pensée du texte va plus loin que la signification apparente des mots, et qu'elle vise, au fond, soit le don impérissable du salut, que procure la foi, soit plutôt la concession absolue du salut aux Gentils, moyennant cette foi.

Des témoins très autorisés ^ présentent la réponse de Jésus sous la forme suivante : « Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et tu te troubles pour beaucoup de choses ; cependant il n'en faut que peu ou même une seule. Car Marie a choisi la meilleure part, qui ne lui sera point ôtée. » Le sens est loin d'être clair. L'interprétation la plus naturelle serait celle-ci : Marthe n'est pas à blâmer de la peine qu'elle se donne pour les préparatifs de son repas ; néanmoins beaucoup de mets ne sont pas nécessaires, et l'on se contenterait, au besoin, d'un seul; tout le travail pour la satisfaction d'un besoin matériel n'est pas à mettre en balance avec l'intérêt spirituel dont Marie est uniquement préoccupée ^. Mais ces considérations détaillées sur le service de table ont quelque chose d'étrange dans la bouche du Sauveur, et

1. V. 42. TTiv àyaÔTiv p.cpi^a IfcXiÇaTo, ijTtç oùx içaipeSTfaetat aÙTTjç.

2. kBL. V. 41. MapÔa M*p6«, ijiepip.vàtç xai Oopu^oiî^Tj 7:cpi «oXXa, 42. oXi^wv U coTtv ypeta ÇJ Ivdç "Mapiàix yàp xtX.

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