XVII
5. V. 11. 8iTÎpycT0 8ià {xsoov Sa[xap£aç xai FaXiXataç (Ss. ajoute : « vers Jéricho » ; mss. lat. : « et Jéricho ») ne signifie pas que Jésus traversait les deux provinces par le milieu, mais qu'il se trouvait entre les deux.
pensé que rindifférence des neuf lépreux guéris à l'égard du Sauveur figurait Taccueil fait à F Évangile par Israël, et au Christ lui-même par les Juifs de Jérusalem*.
Luc, XVII, 11. Et il advint, quand il allait à Jérusalem, qu'il passa entre la Samarie et la Galilée; 12. et comme il entrait dans un village, vinrent à sa rencontre dix hommes atteints de lèpre, qui s'arrêtèrent à distance ;
13. et ils élevèrent la voix, disant : a Jésus, maître, aie pitié de nous. »
14. Et les voyant, il leur dit ; « Allez vous montrer aux prêtres. » Et il advint que, en s'en allant, ils se trouvèrent purifiés. 15. Et l'un d'eux, voyant qu'il était guéri, retourna sur ses pas, en glorifiant Dieu à haute voix; 16. et il se jeta la face contre terre aux pieds (de Jésus), en lui rendan t grâces; et c'était un samaritain. 17. Et prenant la parole, Jésus dit : (c Les dix n'ont-ils pas été purifiés? Où sont les neuf (autres)? 18. Il ne s'en est donc point trouvé qui soit retourné sur ses pas pour rendre gloire à Dieu, si ce n'est cet étranger? » 19. Et il lui dit : « Lève-toi et va; ta foi t'a sauvé. »
Gomme Jésus arrivait dans une bourgade, dix lépreux vinrent à sa rencontre 2. On peut croire qulls avaient connu, de manière ou d'autre, sa venue, et qu'ils avaient Tintention de lui demander leur guérison. Ils s'arrêtent, en effet, à la distance que prescrivaient la Loi et la coutume 3, et ils implorent à haute voix la pitié de Jésus ^. Leurs cris attirent sur eux l'attention du Sauveur, qui exauce leur prière. Il ne les guérit pas néanmoins sur le champ, mais Tordre qu'il leur donne est une assurance implicite de leur guérison prochaine : « Allez vous montrer aux prêtres ^. » La maladie ayant été constatée, une telle démarche n'avait de raison d'être que pour en vérifier la disparition. La présence d un Samaritain n'ôte rien à l'opportunité du précepte en ce qui le regarde. Les samaritains observaient les prescriptions relatives à la lèpre, et ils avaient
1. ScHANZ, Lk. 430. B. Weiss. Lk. 562, conjecture que ce récit a pu venir dans la source de Luc après ix, 52-56.
2. V. 12. a:;7ivT7)aav (AB, etc. ; î<L, OjaivTy)aav) auiô) (omis dans BL) 8^xa Xejipol £vBpcç. Ss. : « comme il entrait dans un certain village, voici que dix hommes lépreux se tenaient à distance ». D, o:zo\j rjdav ÔIxa àv8pe; Xe7:pol xai lorïjaav jcopptoOsv. Il semble qu'on ait trouvé contradiction entre la « rencontre » avec Jésus, et la distance gardée parles lépreux.