‹ Les Évangiles synoptiques (volume 4)Chapitre 170 sur 733 · Cf. Wellhausen, Le · texte numérisé non relu

Cf. Wellhausen, Le

3. Luc n'emploie ordinairement cette formule que pour distinguer les paroles de Jésus d'avec celles d'autres personnes. Ici la réflexion du juge est comme un discours étranger. Cf. xvi, 8; supr. pp. 160-161.

4. V. 6. abco'jaaiT£. La leçon Tjxou^aïc n'est pas suffisamment attestée. Le juge est dit ô xpixY)ç TTjç à8ix{aç à raison de ses dispositions ordinaires, signalées au V. 2 ; cf. Le. XVI, 8, 6 o'.xovo|xo; t^ç àotxta;.

actuelle, cette explication trahit Timpatiente espérance de la première communauté à Tégard de Tavènement messianique. Mais, au fond, tout, même la punition des méchants, y est conforme à renseignement authentique de Jésus.

Il j a une certaine irrégularité de construction dans la phrase : « Dieu ne fera-t-il pas justice à ses élus, qui crient à lui nuit et jour, et les fera-t-il attendre ? » mot à mot : « les fait-il attendre », c'est-à-dire : « a-t-il l'intention de les faire attendre indéfiniment * ?» La finale serait susceptible d'une autre interprétation ; « et ne sera-t-il pas patient envers eux ? » Mais le contexte et la comparaison d'un passage de l'Ecclésiastique, qui parait avoir influencé la rédaction de ce passage, ne laissent guère de doute sur le véritable sens 2. On a proposé de traduire : « bien qu'il soit patient à leur égard », ce qui s'entendrait des pécheurs 3; ou : « bien qu'il tarde à s'occuper d'eux », c'est-à-dire à délivrer les justes ^ ; ou: « n'est-il pas patient pour eux », c'est-à-dire : « n'écoute-t-il pas volontiers les prières des justes^?» Aucune de ces explications n'est satisfaisante : d'après le langage de l'Ancien Testament, on croirait plutôt qu'il s'agit de la longanimité de Dieu à l'égard des méchants ^, et que cette longanimité doit être épuisée.

Ces réflexions répondent à une préoccupation du temps : les élus de Dieu sont persécutés; va-t-il donc les abandonner? Cette préoccupation se rencontre dans l'Apocalypse, qui y fait la même

1. V. 7. 6 8s Beo; ou |i.t) 71017)07) ttjv £x$(x7)3iv tOv ^xXsxtcov auToCf tûv ^ocuvtcov aùxû f){xipa( xat vuxkJ;, xai [jiaucpoOupxt lîr'aÙTOî; ; La var. xal (jLaxpoOujjuov, ou simplement fjiaxpoOvjjLôSv est un essai de correction.

2. EccLi. XXXII (vulg. xxxv), 15-23; cf. surtout vv. 22-23 : xai TcoiT^aei xpt'aiv, xal 6 xuptoç ou {JiT) ppaSuvT] ouÔE ji.7j {jLaxpoOupL7j'7si e^'aÙTOÎç, Etuç *v (JuvTpitl^ ôaçùv àvsXsT)- {juivcuv xat Toîç iôvsaiv àvrajcoSaiasi €x$ix7)aiv. Le rapport général de Le. xviii, 7, avec ce passage rend peu vraisemblable Thypothèse d'une interpolation pour la formule xat [laxpoOupLSÎ i'jz*aù':oïç, quoique l'objet de in 'aùtoî^, et le sens de IiaxpoOu^TjaEt, dans le passage cité, prêtent aussi à discussion. Le sens le plus naturel est que Dieu ne patientera pas avec les ennemis de ses fidèles.

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