Mt. V, 34-32 (Le. xvi, 18) ; I
une lettre de divorce, et de femme, 5. et qu'il a dit : « A cause
répudier (sa femme). » 5. Et décela, Thomme quittera son père
Jésus leur dit : « C'est à cause de la et sa mère, et il s'attachera à sa
dureté de votre cœur qu'il vous a femme, et les deux seront un seul
écrit cette règle. 6. Mais, dès le corps » ; 6 en sorte qu'ils ne sont
commencement de la création : plus deux, mais un seul corps ?
« 11 (Dieu) les fit homme et femme ; Donc, ce que Dieu a joint, que
7. c'est pourquoi l'homme quittera l'homme ne le sépare pas. » 7. Ils
son père et sa mère ; 8. et les deux lui dirent : « Pourquoi donc Moïse
seront un seul corps » ; en sorte a-t-il prescrit de donner une lettre
qu'ils ne sont plus deux^ mais un de divorce (à la femme qu'on veut)
seul corps. 9. Donc ,ce que Dieu a répudier? » 8. Il leur dit : « C'est
joint, que l'homme ne le sépare à cause de la dureté de votre cœur
pas. » qu'il vous a permis de répudier vos
10. Etdans la maison, les disciples femmes ; mais, au commencement,
l'interrogèrent de nouveau à ce il n'en était pas ainsi. 9. Et je
sujet. 11. et il leur dit: « Qui- vous dis que quiconque renvoie sa
conque répudie sa femme et en femme, sauf en cas d'infidélité, et
épouse une autre, commet un adul- en épouse une autre, commet un
tère à l'égard de la première; 12 adultère. »
et si cette (femme), s'étant séparée de son mari, en épouse un autre, elle commet un adultère. »
La demande était faite à mauvaise intention. Les pharisiens* voulaient éprouver Jésus. Sans doute ils avaient connaissance de ses principes touchant Tindissolubilité du mariage, et, en lui demandant si le divorce était permis, ils comptaient que sa réponse le mettrait en contradiction avec la Loi, ou bien avec lui-même, s'il n'osait contredire la Loi. La question est posée, dans Marc, en termes très simples et qui doivent être suffisamment exacts : « Est-il permis à un homme de répudier sa femme 2?» Au lieu de répondre directement, et pour prévenir l'objection que ses interlocuteurs ne manqueraient pas de lui faire en se référant à Moïse, Jésus témoigne de son respect pour la Loi : « Qu'est-ce que Moïse vous a ordonné? » On dirait qu'il veut faire donner la réponse par Moïse lui-même. Tel est bien son dessein ; mais il a en vue un texte
1. Ss. D, et quelques mss. lat. n'ont pas nooacXOdvTEç <l>apiaaTot dans Me. 2: ce pourrait être addition provoquée par jieipaCovTiç, d*après Mt. 3. La suite s'arrangerait aussi bien d'une réponse donnée à la foule.