Cf. supr. p. 264, n. l
5. V. 37. ^cÇavTo aTrav tô tuXtjôoç twv {jcaôriTcuv (non les Douze, comme au v. 29, où Luc suivait Marc, mais le groupe plus nombreux de ceux qui croyaient au Christ, comme vi, 17 ; cf. x, 1) yaipovTe; aîvetv -ôv 6eôv (frappante analogie de mise en scène et d'expression avec ii, 13-14; cette circonstance n'est pas |>our relever le caractère historique de la mise en scène, ni même pour favoriser ridée d'une source particulière où Luc aurait puisé ces détails) çwvf; jifif^^Tî {^^- '» ^^) ^^9^ ^aawv wv eI8ov Suvafxeojv (cf. ii, 20). Ss. : « de tout ce qu'ils avaient vu ». B lit î:avTwv, au lieu de Tîàatov, et D, -^i^^o'xiwoiy. Il se pourrait que Luc eût écrit simplement : ;cEpi ^làviiuv wv slôov.
Les acclamations de la foule présentent des variantes caractéristiques dans les trois Évangiles. UHosanna de Marc * et de Matthieu ^ est emprunté au psaume GXVIII ^, qui avait sa place dans la liturgie de la fête des Tabernacles. Selon des interprètes très autorisés *, la formule : « Hosanna au fils de David », signifierait • « Sois propice au fils de David ! » Ainsi Ton demanderait à Dieu de procurer Tavènement glorieux du Messie. Vient ensuite la louange du Messie lui-même : w Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! » également empruntée au psaume GXVIII ^. Dans le psaume, le sens parait être : « Béni soit, au nom de lahvé », c'est-à-dire par le Seigneur lui-même, « celui qui vient », le fidèle qui est venu adorer dans le temple. Ici, « celui qui vient » est le Messie attendu, qui devait venir ; et il vient au nom du Seigneur, parce qu'il est envoyé par lui et confiant en son secours. Le sens des derniers mots : « Hosanna (sois propice) dans les hauteurs », serait moins apparent. Le peuple demanderait que le salut imploré sur la terre soit ratifié par Dieu dans le ciel. Mais on ne peut se dissimuler que l'explication étymologique du mot Hosanna s'accorde mal avec le contexte. Les deux évangélistes l'ont entendu comme un cri de louange, sans égard à sa signification primitive ®. 11 peut