Cf. XIX, 2 (et déjà iv, 24; xv
3. XXI, 9. Sur le rapport de Mt. xxi, 15-46, avec Le. xix, 39-40, cf. supr. p. 271.
défense. La citation du psaume ' n'est pas alléguée formellement comme une prophétie dont la circonstance présente manifesterait Taccomplissement, bien que la réponse du Sauveur contienne une affirmation implicite de sa dignité messianique. Le psalmiste dit que le bégaiement des enfants à la mamelle est une louange agréable à Dieu ; il ne faut donc pas se scandaliser de l'hommage rendu par des enfants dans le temple à celui qui est l'envoyé de Dieu. Jésus prouve ainsi que cette manifestation des enfants est conforme à la volonté de Dieu, et il donne à entendre qu'elle répond également k une intention de sa providence. Les prêtres et les scribes, dont la malveillance n'est pas autrement accentuée, ne trouvent rien à répondre -.
Jésus s'en retourne passer la nuit à Béthanie ^. Marc dit, à la fin de la première journée, que Jésus « sortit vers Béthanie », et, à la fin de la seconde, qu'il « sortait de la ville. » Le rédacteur du premier Evangile, réunissant, pour l'harmonie didactique de sa narration, les deux journées en une seule, et l'indication particulière avec l'indication générale, dit que Jésus, laissant les prêtres et les scribes à leur mécontentement, « s'en alla hors de la ville, vers Béthanie ».
Luc, XIX. 47. Et il enseignait tous les jours dans le temple ; et les chefs des prêtres et les scribes, ainsi que les principaux du peuple, cherchaient à le perdre ; 48. et ils ne trouvaient moyen de rien faire, parce que le peuple était suspendu à récouter.
La conclusion de Luc prend un caractère général qui contraste avec la précision apparente de Matthieu. Cet évangéliste, après Marc, semble compter les jours que le Sauveur a passés à Jérusalem avant sa passion. Luc se borne à insinuer que ces jours ont été assez nombreux, et il dit que le Sauveur venait régulièrement ensei-
i. VIII, 3 (LXX). Èx arofjiaToç v7]:î:wv xaî OrjXaî^ovrtov xarTjpTiitu aîvov. Textuellement reproduit dans Mt. 16. Un autre passage du même psaume (v. 7) est interprété messianiquement dans I Con. xv, 27, et (vv. 5-7) dans Hébh. ii, 5-8.