‹ Les Évangiles synoptiques (volume 4)Chapitre 259 sur 733 · Cf. Mt. vu, 7-11 (Le. xi, 5-13) ; I · texte numérisé non relu

Cf. Mt. vu, 7-11 (Le. xi, 5-13) ; I

2. Ce début est garanti par Mt. xvii, 20, et Le. xvii, 6 ; il semble réclamé pour le bon équilibre de la sentence. Sur le grain de sénevé, cf. Me. iv, 31. Dans Me. 22, D (Ss. »y, etc.) lit : d ï/cTe. Cf. Mt. 21 (xvii, 20), ixvïyrixt.

3. Mt. xvii, 20. speÎTfi toS ooêi toûto) '[Lzzi^oL svOsv âxeî, xaî aETaJrJaErai. On a vu plus haut(p.58) par quel artifice Matthieu applique aux disciples le manque de foi dont le père de Tépileptique souhaitait d'être excusé, et s'en sert [>our amener la leçon de la foi. Noter, dans xxi, 21, la combinaison un peu scolastique du figuier avec la montagne ; èàv ïyjiTi Titanv est une correction de Me. 22, e/etê Tïîcmv ÔEoCI, sous rinfluence de Mt. xvii, 20, làv I'kjiti ;:i(jtiv ojç xoxx.o'* aivxjiEeoç; apOTjTi xal pXrjôrjTi eîç ttiv SâXaaaav est pris textuellement de Me. 23.

et cela arriverait. » Vu sa teneur, cette parole a été plutôt dite au bord du lac de Tibériade qu*à Jérusalem. Mais Luc a remplacé la montagne par un sycomore ^ et cette substitution paraît accuser Tinfluence de Marc -, où la parole sur la montagne transportée se rattache à une histoire de figuier desséché. Luc a pu trouver trop violente Timage de la montagne, mais ce doit être le second Evangile qui lui a suggéré Tidée de Tarbre. D'autre part l'introduction tout artificielle et abrupte qu'il a ménagée à cette leçon, la demande des apôtres : « Augmente-nous la foi » 3, accuserait une influence combinée de Marc et de Matthieu sur le troisième Evangile, cette demande faisant écho à la prière que le père de Tépileptique adresse à Jésus ^, dans Marc : « Je crois, viens en aide à mon incrédulité », tandis que le rapport de cette prière avec la leçon de la foi, s'établit surtout par Matthieu qui Ta mise à la fin du récit concernant Tépileptique. Si donc Luc a connu la sentence séparée, il paraît l'avoir connue aussi dans le contexte que lui donne Matthieu après l'afTaire de l'épileptique, et dans le contexte que lui donne Marc après l'affaire du figuier.

Marc lui-même Ta-t-il puisée dans la tradition orale? il est permis d'en douter. Matthieu ^ a présenté ensemble une série de sentences sur le scandale, l'efficacité de la prière en commun, le pardon des injures. Luc ^ paraît avoir connu une série analogue, dont il retient ce qui concerne le scandale, le pardon des injures, la puissance de la foi. Marc doit avoir connu aussi la source commune de Matthieu

1. V. 6. 61 ly/TÊ icîaTiv w; xoxxov aivaîrsfj); (cf. Mt. xvii, 20, p. 288, n. 3), eXiyETsav Tfj ïuxajiîvfu TauTT)' èxpi!^fû6r)Ti xal çjTiuÔiqTi âv xî^ OaXâairj (images peu naturelles et qui attestent la substitution opérée par l'évangéliste).

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