Elle est reprise textuellement de xiv, 13, supr, p
2. Mt. 10. xai £7:XTia0ri6 vujiîJfuv àvaxEtfjL^vojv. La plupart des témoins ont Yatjio;, au lieu de vufjiçoSv (2<BL), qui signifie proprement « chambre nuptiale » (cf. ix, 15), et non »< salle de festin nuptial » ; mais Tallégorie permettait à Matthieu d^associer les deux idées. Le. 23. iva YsttioOfî {jiou ô oîxo;.
3. V. 16. exiXevEv ; v. 21. xai toÙç riwyoù; 6Î^aY*T' ***^' > ^' ^^' ôva-pi^^ov
fibsXSsîv (compelleintrare).
rintention de voir la maison pleine, et prononce un arrêt de condamnation contre les premiers invités, comme s'ils ne s'étaient pas eux-mêmes exclus de la fête. L'exécution du dernier ordre est sousentendue, comme celle du premier, et Tbistoire est terminée.
Dans cette finale, Luc est dominé par la préoccupation allégorique ; il pense au règne du Messie, où les invités du Maître éternel, c'est-à-dire les tenants du judaïsme officiel et pharisaïque, n'auront point de part; il y pense même tellement qu'il a oublié que le maître parlait à son unique serviteur, et il lui met dans la bouche les mots : « je vous dis^ », qui conviendraient seulement à Jésus faisant l'application de la parabole. Cependant c'est le maître, c'est-à-dire Dieu, qui est en scène, puisqu'il dit : « mon festin ». La seconde mission du serviteur est substituée dans le récit à laccomplissement de la première, qui était la seule, celle que Matthieu connaît. Cette seconde mission introduit dans la parabole une complication invraisemblable, les pauvres qui ont été recrutés dans la ville attendant, pour goûter au festin, qu'on ait ramené les vagabonds de la banlieue. C'est que l'évangéliste a vu dans les premiers invités les Juifs incrédules, dans les pauvres de la ville les convertis du judaïsme, dans les pauvres du dehors les convertis de la gentilité. Il conçoit les incrédules comme riches, et les fidèles comme pauvres, ce qui donne à son allégorie une couleur de révolution sociale que n'a pas celle de Matthieu. Le judaïsme officiel est comme un groupe de gens opulents auxquels se substituent, pour la possession du royaume, deux groupes de pauvres, d'origine différente, qui se fondent en un dans la salle du festin 2. Le caractère adventice de l'allégorie résulte de l'incohérence qu'elle apporte dans le récit, et du contrôle que le premier Evangile, qui allégorise dans un autre sens, permet d'exercer sur le troisième.
Dans Matthieu, les serviteurs ont ordre de recueillir sur la voie publique les premiers venus, et non pas précisément les pauvres et les infirmes. L'idée, qui sans doute est primitive , paraîtrait tout à fait naturelle, si l'évangéliste n'avait parlé d'un festin de noces, où la substitution de personnes est moins aisée à concevoir. Tou-
1. V. 24. XIy(o yàp 6(iîv. Dans la suite du v., N D (deuxmss. lat.) ont avOpwrojv, au lieu de avBptov, peut-être pour ne point sembler exclure les femmes du salut.