‹ Les Évangiles synoptiques (volume 4)Chapitre 298 sur 733 · T'TP · texte numérisé non relu

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attestée par le. paiement du tribut, ne contredit pas plus qu'elle ne supprime la soumission qu'on doit k Dieu. L'un de ces devoirs ne nuit pas à Tautre. Le premier est peu de chose en comparaison du second. Qu'on Tobserve sans y attacher plus d'importance qu'il n'en a, et que Ton s'applique surtout au devoir essentiel, qui est le devoir religieux et moral. Jésus accentue beaucoup moins la légitimité de la puissance politique et du tribut, que l'insignifiance de ces choses par rapport au royaume des cieux. Il est sousentendu que le royaume ne doit pas s'établir par la violence, par la révolte contre l'ordre établi ; en attendant qu'il vienne, on doit payer à César la redevance qui atteste sa domination, et il serait insensé de croire qu'il y a un intérêt de Dieu et de son règne à ce qu'on rejette une obligation de ce genre. Qu'on estime ces choses de la terre selon le peu qu'elles valent, et qu'on s'acquitte de ces devoirs selon qu'ils sont de nécessité; mais que l'on sache surtout que le principal est ailleurs, dans la fidélité au Père céleste. On fausserait la pensée de Jésus si l'on supposait que la dette à César est dans le même plan, qu'elle a le même caractère absolu et définitif que le devoir envers Dieu ^. Rien n'était plus loin de sa pensée que d'établir un principe d'après lequel on délimiterait exactement le domaine de Dieu et celui de César *.

Tout étonnés d'une réponse qu'ils n'avaient point prévue, et qui contenait des vérités nouvelles pour eux, les questionneurs se tiennent pour battus, et se gardent bien d'engager une discussion ^. Matthieu, par réminiscence de la conclusion du précédent récit dans Marc, dit qu'ils s'en allèrent *, et Luc, pour constater expressément leur insuccès, dit qu'ils furent réduits au silence ^.

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