‹ Les Évangiles synoptiques (volume 4)Chapitre 310 sur 733 · Comme fait Wernle, loc, cit · texte numérisé non relu

Comme fait Wernle, loc, cit

concernant Marthe et Marie, qui serait la leçon de la foi *, il est permis d'en douter.

Le récit commence d'une manière un peu brusque, comme si ce n'était qu'un complément de ce qui précède, et que le docteur se fût trouvé là pendant que Jésus rendait grâce au Père d'avoir caché ses desseins aux sages de ce monde, et de les avoir fait connaître aux humbles ^ Mais c'est un simple effet de perspective : le docteur n'assistait pas au retour des soixante-douze disciples. Il se lève pour poser une question, et l'on dirait que l'évangéliste a voulu mettre cette scène dans une synagogue où Jésus aurait pris la parole après la lecture des Livres saints ^. La demande du Sauveur : « Comment lis-tu ^ ? » s'accorde avec cette hypothèse, bien qu'elle puisse être simplement empruntée au langage des écoles rabbiniques. Le docteur pose une question à Jésus « pour l'éprouver », au sens qui a été dit plus haut. La question de scolastique juive sur le grand commandement est transformée de façon à être plus intelligible pour les chrétiens de la gentilité : « Que dois-je faire pour posséder la vie éternelle ? » Le texte en est pris d'un autre passage de Marc •\ Dans la pensée du scribe, la participation au règne messianique est subordonnée à l'accomplissement des préceptes de la Loi : il s'agit seulement de savoir quels sont les commandements essentiels. Au lieu de répondre en indiquant le précepte de la charité, comme il le fait dans les deux premiers Evangiles, Jésus renvoie l'interrogateur à la Loi, en demandant lui-même : <* Qu'y a-t-il d'écrit dans la Loi? Qu'y lis-tu ^? » En vertu de cet arrangement, c'est le docteur, au lieu de Jésus, qui proclame la transcendance des préceptes concernant l'amour de Dieu et du prochain; il les réunit même en un seul, quoique, dans les deux premiers Évangiles, le Sauveur les distingue, parce qu'ils sont pris en deux endroits différents de l'Ecriture.

Si l'on admet, avec les interprètes les plus autorisés, que la com-

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