JûLi.îHER, II, 597. Cf. supr. p
nant à une race odieuse aux Juifs et méprisée par eux, et il Toppose à des personnes respectables par leur ministère, vouées qu elles sont au culte divin. La mise en scène est donc parfaitement appropriée à la morale de Thistoire. Jésus parle des fonctionnaires du temple comme de personnes avec lesquelles il n*a pas eu d'autres rapports que le commun des Juifs. 11 eût été moins conforme au but de la parabole, et beaucoup moins habile, d'opposer les pharisiens au samaritain.
Marc, xii, 35-37. Matth. xxii, 41-46. Luc, xx, 41-44.
Le Sauveur, ayant réduit au silence tous ceux qui ont voulu rinterroger, est censé prendre lui-même Toffensive en traitant un point de la doctrine des scribes, afin d'en montrer Tincohérence.
Marc, xii, 35. Et prenant la parole, Jésus dit, en enseignant dans le temple : « Gomment les scribes disent-ils que le Christ est fils de David ? 36. David luimême a dit par TEsprit saint : « Le Seigneur a dit à mon Seigneur :
Assieds-toi à ma droite, jusqu'à ce que je mette tes ennemis sous tes pieds. » 37. David luimême rappelle Seigneur; d'où vient alors qu'il est son fils ? »
Et la masse du peuple Técoutait avec plaisir.
Matth. xxii, 41. Et les pharisiens s'étant assemblés, Jésus les interrogea, 42. disant :
« Que vous semble du Christ? De qui est-il fils? » Ils lui dirent :
« De David » 43. 11 leur dit : « Comment donc David, en esprit, Tappelle-t-il Seigneur, disant : 44. « Le Seigneur a dit à mon Seigneur :
Assieds-toi à ma droite, jusqu'à ce que je mette
Luc, XX, 41. Et il leur dit : « Comment dit-on que le Christ est fils de David ? 42. Car Davidlui-même dit, au livre des Psaumes :
« Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Assiedstoi à ma droite, 43. jusqu'à ce que je mette tes ennemis sous tes pieds. »44. Ainsi David l'appelle Seigneur ; comment donc est-il son fils ? »
tes ennemis sous tes pieds?» 45. Si donc David l'appelle Seigneur, comment est-il son fils ? » 46. Et nul ne pouvait lui répondre un mot, et personne, depuis ce jour, n'osa plus l'interroger.
Dans le premier Évangile, le Christ ne paraît pas avoir d^autre but que de confondre les pharisiens. Le rédacteur a voulu réunir ceux-ci pour leur faire donner une leçon, avant le grand discours où Jésus va les accabler, et il a introduit dans le récit un jeu de dialogue, imité du préambule de la confession de Pierre \ qui fait ressortir