‹ Les Évangiles synoptiques (volume 4)Chapitre 321 sur 733 · V. 41. el:iev 81 Kpôç aÙTOj · texte numérisé non relu

V. 41. el:iev 81 Kpôç aÙTOj

3. Me. 36. X(T)ç Xs^ouaiv oî YpauLuaTêi; ou 6 Xpi<rcô; uiô; AaueB loriv ; Le. 41. Tzuiç Xsyouatv (Ss. ajoute : « les scribes ») xôv Xptarov clvai AausiB uiov ; Luc accentue la mention de David, comme s'il lui opposait mentalement Dieu.

4. V. 42. Ti Gixiv 80x6? Tcepl tou Xpiatou ; tivoç uioç èativ ; Xsyouaiv auTto* toZ AauEtS.

Messie son Seigneur ^ Si le Messie n'est qu'un fils de David, et un roi comme son aïeul, si glorieux que doive être son règne, David n'avait aucune raison de Tappeller son Seigneur. Gomment donc a-t-il pu le faire ? Telle est la question par laquelle Jésus embarrasse les pharisiens. David a pu s'exprimer ainsi, parce que le Messie est plus qu'un fils de David et qu un roi d'Israël : telle est la conclusion où le Christ voudrait mener ses auditeurs. Jésus a conscience d'être plus grand que Salomon, plus grand que Jonas *, plus grand que David lui-même, et conséquemment son titre est supérieur à la filiation davidique. On dirait même qu'il en est indépendant, et que Jésus ne tient pas compte des textes d'où se déduisait la filiation davidique du Messie.

La citation est prise du psaume GX, et les évangélistes la reproduisent d'après le grec. Luc a rectifié, pour ainsi dire, la citation sur les Septante, car il les suit en un point particulier où Marc et Matthieu s'en éloignent ^. La traduction littérale de l'hébreu serait : « lahvé a dit à mon maître : Assieds-toi à ma droite, jusqu'à ce que je fasse de tes ennemis un escabeau pour tes pieds. » Ce psaume est une prière pour le roi, qui est le maître dont parle le psalmiste. Celui-ci n'est point David ni un roi quelconque d'Israël, mais un simple particulier, peut-être un lévite. Le roi lui-même ne doit pas non plus être David, car le psaume se trouve dans une partie du recueil qui ne contient pas de morceaux anciens, et le contenu est loin de réclamer cette attribution. Une partie de la tradition juive a vu dans ce roi Ézéchias ; mais on ne voit pas davantage en quoi Ezéchias ressemble à Melchisédech. S'autorisant de ce que le psaume paraît acrostiche et fournit par la réunion des premières lettres de chaque strophe la formule « Siméon règne », on a conclu * qu'il avait été composé en l'honneur

1. Me. 36. auTO; AauEtS êIttev ev tw ;:v£UîJ.aTi tw «yiw.... 37. aÙTÔ; Aauet8 Xé^ci «utÔv xupiov, xat JîoOev oturoij è^tiv uio; ; Le. 42, substitue au Saint-Esprit : èv pi^Xo» <j/aÀ{j.ojv. Les deux questions de Me. 36 sont refondues dans Mt. 4-3 : :rw; ouv AaueîÔ iv 7:veJ;xaTt (Ss. omet l. :r.) xaXsi aOrôv xjptov ; qui anticipe aussi la question de Me. 37, parce que l'opinion des scribes a été exprimée dans le v. 42.

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