‹ Les Évangiles synoptiques (volume 4)Chapitre 331 sur 733 · Cf. I Cor. iv · texte numérisé non relu

Cf. I Cor. iv

3. Abba^ titre qui précède les noms de nombreux rabbins dans la Mishna. Noter la lecture de Ss. Se. dans Mt. 8 : « Quanta vous, ne dites pas : Rabbi. >>

4. Reprise de Mr. xx, 26-27, en forme qui se rapproche de Le. xxii, 27.

5. Le, XIV, H; xviii, 14. Matthieu a pu trouver cette parole annexée à la parabole du Pharisien, ce qui l'aurait aidé à en faire ici l'application.

entendue par rapport au jugement de Dieu. L'on veut donc insinuer que celui qui s'arroge les titres de « maître » et de « père » sera « le plus petit dans le royaume des cieux », comme celui qui instruit les fidèles à n'observer pas la Loi ^

Matth. xxni, 13. a Mais malheur Luc,xi,52. « Malheurà vous, doc-

à vous, scribes et pharisiens hypo- teurs, parce que vous avez pris la

crites, parce que vous fermez le clef de la science! Vous-raèmes

royaume des cieiix devant les n'êtes pas entrés, et vous avez em-

hommes ! Car vous n'y entrez pas, péché les autres d'entrer. » et vous ne laissez pas entrer ceux qui le voudraient. »

Sans autre transition ^, vient en Matthieu la série des menaces, qui sont, dans la forme, imitées des anciens prophètes '^. Mais Jésus lui-même a pu vouloir cette imitation. Le nombre des menaces, au contraire, doit avoir été cherché par le rédacteur. Luc a dû en trouver sept dans la source, en disposer une en exorde ^, et partager les six autres entre les pharisiens et les scribes. Comme deux menaces de Luc sont tournées en simple avertissement dans Matthieu, on est fondé à se demander si la rédaction de celui-ci ne contiendrait pas deux menaces ajoutées pour maintenir le nombre septénaire. On verra que les deux ^ qui ne sont pas représentées dans le troisième Évangile pourraient bien n'être pas primitives.

La première apostrophe de Matthieu ne s'attache pas naturellement à ce qui précède, attendu que le discours ne s'adresse plus aux méraes personnes, et que le reproche d'empêcher les autres d'entrer dans le royaume suppose un faux enseignement, ce qui contredit le conseil de faire ce que disent les pharisiens. C'est le reproche seul qui est naturel dans la bouche de Jésus. Il pouvait venir après ceux qui ont pour objet les exigences hypocrites et l'orgueil des scribes ^. Au lieu d'être vraiment les guides religieux du peuple, comme ils voudraient en prendre le rôle, les pharisiens lui ferment Tentrée du royaume des cieux ; non seulement ils ne l'engagent pas à se

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