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en cet endroit par Matthieu •. C'est le terme dont se servaient les premiers chrétiens pour désigner Tavènement glorieux du Christ : cette « présence » visible, cette apparition dans la puissance et Téclat du royaume éternel, est conçue par rapport à une absence provisoire, au séjour qu'il fait près du Père céleste, en attendant la manifestation finale. Ce mot ne se rencontre pas dans les autres Evangiles, mais il est souvent einployé par Paul. Matthieu Taura emprunté au langage chrétien de son temps. En deux passages ^, qu'on trouvera plus loin, Matthieu dit la « parousie », là où Luc dit « le jour » ou « les jours du Fils de Thomme ». Cette expression, ou bien « la venue ^ » doivent être les termes dont Jésus luimême et ses disciples ont usé d'abord.
On a tout lieu de s'étonner que les disciples demandent quand la fin viendra, qu'ils sollicitent un signe pour s y reconnaître, et surtout que Jésus réponde comme il le fait, en marquant des délais, et en indiquant les signes demandés. Les témoignages les plus certains de la prédication évangélique laissent clairement voir, et que le Christ a toujours présenté la fin comme imminente, et que, pour cette raison même, il n'avait pas à en donner de signes particuliers. La question posée dans les trois Synoptiques n'est pas en rapport avec la situation de l'Evangile, quelques jours avant la mort du Sauveur, mais avec celle des croyants qui, quelque quarante ou cinquante ans après la passion, s'efforçaient de concilier ce que Jésus avait réellement dit touchant la fin prochaine, avec le retardement de cette fin. L'explication, facile à trouver, était que certaines choses devaient arriver auparavant ; ces choses étaient les signes de la fin qui devait venir ensuite : la tradition apocalyptique les décrivait, et il n'était pas trop difficile d'en rattacher les données à certains détails très authentiques de l'Évangile, comme la parole sur le temple détruit, qui se trouvait réalisée par Titus, bien que dans un sens très difl'érent de ce que Jésus avait voulu dire. C'est ainsi que les prévisions apocalyptiques, qui semblent n'avoir tenu aucune place dans la prédication du Sauveur, se sont introduites dans la tradition littéraire de l'Évangile. Mais d'autres paroles y sub-
1. V. 3. xal tI tÔ orjasîov TyJ; ofj; ;:apouJ:aç xotl auvtsXst'aç tou aîwvoç ; Cf. p. 397, n. 1. Le. 7. X. T. T. (j. orav {xeXXt) xaura ^iveaGai;