Me. IX, 1 ; supr, p
5. V. ll.îcal £r:r,pfi)Tfov aùrôv \é'(oyzi; on XÉ^ouaiv oî ^^^vj-iAzzli on 'HXsîav oe? èXOeIv :rpo3Tov. nL ajoutent oi «tapiaaîoi xai avant o- -^o^\xiLOL-:iïij d'après vu, 5. On n'est pas obligé de prendre le premier oti pour une particule interrogative, la question des disciples pouvant être indirecte (cf. ii, 16; ix, 28). Mt. 10, le remplace par tî ouv, pour plus de clarté.
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et le mystère de la croix ont été insérés par manière d'explication; et de même le récit de la transfiguration entre la seconde et la troisième, attiré par Tidée du grand avènement et la mention d'Élie.
Jésus confirme l'opinion des scribes, qui est fondée sur l'Écriture : il est vrai qu'Elie doit venir avant la manifestation du royaume, pour la préparer, en remettant toutes choses en ordre. Mais Élie est déjà venu; s'il ne lui a pas été donné d'accomplir sa mission providentielle en la forme qu'indiquaient les prophéties , c'est que la malice des hommes Tena empêché : ils Tout traité selon leur caprice, et cela aussi était écrit. Le développement régulier de cette réponse est dérangé, dans Marc, par l'affirmation solennelle, en forme interrogative, du sort douloureux qui attend le Christ K Ce qui s'oppose à la venue future d'Elie n'est pas la nécessité de la passion, mais cette venue déjà acquise à Thistoire. L'annonce de la passion vient en surcharge et accuse une retouche dans la rédaction primitive, que Matthieu - parait avoir connue, bien qu'il la paraphrase et qu'il s'inspire de Marc dans la conclusion : « C'est ainsi que le Fils de l'homme doit souffrir aussi par eux. » Marc a établi entre le sort du Christ et celui du Précurseur un parallèle qui n'était pas exprimé dans le discours primitif. De même que Jean-Baptiste, dans le rôle d'Elie, a subi la mort, Jésus, dans le rôle du Messie, doit aussi la subir, parce que la passion du Messie est annoncée dans les Ecritures, comme celle d'Elie. Ce parallélisme se présente irrégulièrement dans Marc, parce que le rédacteur n'a pas modifié le texte de la source, et s'est empressé d'ouvrir une parenthèse, au lieu d'amener son idée à la fin du discours. Ce n'est pas sans mettre passablement d'incohérence et de subtilité dans la
i. V. 12. 'HXeîa; jjlîv iXOtov àTroxaOïaidvfii ::avTa' xal nto; Ysyparrai lizl tÔv uîôv toO ivOpwrou, iva -oXXàt za07] xal IÇouOevtjOtî (Ss. : « qu'il soit crucifié ») 13. iXkk Xi^to ujAiv OTi xxl 'HXeîa; IXT[Xu9ev, x»l ÈTiotYjjav ajTfo ooa t[GcXov, xacOwç -^é^paiz-CLi i;:*3'yTÔv. I*al. /c, 12 : « llelias primo disponet oniiiia, quia scriptum esl super filio hominis ut multa patiatur et innulletur ; 13. sed dico vobis quia Hclias venit et fecU quanta oportehat illum facere, sicut scriptum est super eum. » Cf. Mal. III, 23-24 (LXX^ IV, 4-5) : xal i^où v^h àno^Tî'XXr.) Ojjliv 'HXiav... ôç àr:oxaTaaTT[j£i xtX. ; Is. LUI, 3.
2. V. 11. 'HXsi'a; jxsv ep/s-ai xxl anoxaTa^rr^ast nâvia* 12. Xipo os Ojiïv on 'HXsia; tJBt) TjXOev, xal oCx £j:iyv<ojav aÙTOv. àXXà sroîrjaiv £v «jtijî oaa f,OiXrjaav 'oOTto; xal ô u:ô; t:)3 àvOst.i.irj aÉXX-i tzxt/îi/ j;:'ajTfT»v.
pensée, que Ton traduirait ^ le discours de Marc : « Elie doit-il venir et mettre tout en ordre? (Non), car, (dans cette hypothèse), comment pourrait-il être écrit que le Fils de l'homme doit souffrir beaucoup et être méprisé? Mais en vérité, Elie est venu », etc. On n'arrive pas à une suite claire et naturelle, et Ton méconnaît le caractère adventice de ce qui regarde la passion.
Il semble que, dans la première rédaction, Jésus, n'ayant en vue que le royaume, et non son avenir personnel, déclarait seulement que la mission d'Élie était déjà un fait accompli, bien qu'elle eût abouti à la mort de celui qui avait tenule rôle d'Elie : rien, par conséquent, ne s'opposait à l'avènement prochain du royaume. Que le Messie lui-même dût attendre un sort semblable à celui d'Élie, c'est-à-dire de Jean, le texte ne le faisait pas supposer. La mort d'Elie ne répugnait pas au programme apocalyptique ; elle pouvait même y être comprise -, tandis que celle du Messie n'y était pas prévue. On trouverait donc un sens complet à la réponse de Jésus, sans faire intervenir la moindre allusion à sa mort. La référence aux Écritures n'atteint les prophéties anciennes qu'à travers la tradition apocalyptique concernant le sort d'Elie, les persécutions subies par celui-ci 3 ne pouvant figurer qu'assez imparfaitement la mort du Baptiste. Jésus aurait vu l'accomplissement des prophéties dans la mort de Jean, et n'aurait pas attendu d'apparition personnelle du prophète avant la manifestation du royaume.
Matthieu paraît distinguer deux avènements d'Elie, l'un qui est affaire d'exégèse typologique, et qui est arrivé par Jean-Baptiste, l'autre, qui est l'objet propre des prophéties, à la fin des temps *. C'est pourquoi il dit qu'ÉIie remettra tout en ordre, et ne dit pas que les Écritures aient eu leur accomplissement dans l'histoire de Jean. Marc n'avait pas dit que les disciples eussent compris que le Sauveur parlait de Jean ; il aurait été plutôt disposé à le nier. Matthieu l'affirme, pour expliquer la parole à ses lecteurs, non d'après une indication de source. Mais cette parole, très authen-