Ap. I
8. Zagh. XII, 10. Ss. lit ainsi Mt. 30 : « Et alors apparaîtra le signe du Fils de Thomme venant sur les nuées du ciel » etc., sans la citation de Zacharie. Le texte hébreu : « Ils regarderont vers moi, qu'ils ont percé », est certalne-
En tout cas, ce n*est pas TApocalypse qui dépend de TEvangile, et il est peu probable que Matthieu s'inspire directement de Zacharie : resterait Thypothèse d'une source commune à Févangile et à l'Apocalypse * .
On a pu se demander également si le signe du Fils de l'homme était à distinguer de son apparition sur la nuée. La construction de la phrase n'exclut pas rigoureusement l'hypothèse négative 2, et la question serait tranchée si Matthieu avait cité le texte de Zacharie comme il est dans l'Apocalypse : « Et toutes les tribus de la terre se lamenteront sur lui, » Mais l'omission, probablement voulue, du complément : « sur lui », donnerait plutôt à croire que le signe représente, dans la pensée de l'évangéliste et dans l'économie de la description, un objet distinct, quelque apparition lumineuse 3, peutêtre une grande croix, comme l'ont pensé plusieurs Pères de l'Eglise '*, et comme l'Evangile de Pierre ^ en introduit une dans le récit de la résurrection. La mention de la trompette ^ pourrait être encore une réminiscence de l'Apocalypse ^ ; mais déjà saint Paul parle de la trompette du jugement ^, qui paraît ainsi avoir appartenu à la tradition apocalyptique, fondée peut-être en ce point sur un J^
passage d'Isaïe '^. Matthieu ne veut pas dire que tous les anges ]t
seront pourvus de trompettes, mais que la trompette donnera le i
signal de leur intervention pour le rassemblement des élus. «
ment fautif. Le contexte réclame eî; ôv l?£X£VTrj5av. On ne saurait dire quel fait historique est visé en cet endroit. L'ensemble de l'oracle est rapporté par les critiques au temps de la domination grecque. Quelques-uns pensent que le personnage assassiné serait le grand-prêtre Onias 111 (+ 170). Voir Mabti, Dodekaprophetoftj 447.
1. On pourrait songer à quelque targum ou version autre que les Septante. Cf. Merx, II, I, 348-352.