‹ Les Évangiles synoptiques (volume 4)Chapitre 396 sur 733 · M::. 14; Mt. 15; Le. 20; supr. pp · texte numérisé non relu

M::. 14; Mt. 15; Le. 20; supr. pp

2. JûLiCHER, II, 3. Dans la formule : àizô Bè rfiç auxijç (laôsie t>iv napapoXTfv (Me. 28 ; Mt. 32), napa^oXi'i ne désigne pas Timage providentielle de la parousie, mais la comparaison qui suit, comme Tentend Luc.

3. Me. 30. à[XTjv Xéyco 6u.tv oti où [jit) JîapIXOrj ^ yevsà aunr] [X6)(ptç ou (Mt. 31, Le. 32. stoç fiv) îCflivTa yivTjrai.

4. Me. 31. 6 oopavoç xal î) pj TïapsXeùaovtat (Mt. 35. îïapeXEÙacTat), ol 8è Xdyot [jlou 00 tji)| JîapfiXEÙaovrat (Mt. 35, TcapiXôojatv. {>< omet Mt. 35). Cf. Mt. v, 18. Wellhau- 8EN, Me. 114, regarde Me. 28-37, comme une glose chrétienne postérieure à l'an 70 ; mais le caractère de compilation ne parait pas moins évident pour cette finale que pour le corps du discours, Wellhausen (M t. 131, 133) croit pouvoir faire dériver de Me. 34, la parabole des Talents.

436 LES ÉVANGILES SYiNOPTIQLES

une autre source *, et retrouve maintenant le second Évangile, mais de ce qu'il rejoint Marc, après avoir placé à la fin du dernier tableau apocalyptique un développement de sa façon '-.

L*assertion absolue touchant les paroles qui ne passeront pas est dans le ton ordinaire des apocalypses, bien plus que dans celui de l'Evangile. Ce n'est pas Jésus qui a parlé ainsi de son enseignement, et Ton peut croire que le voyant, premier auteur du discours apocalyptique, faisait parler Dieu lui-même, non le Christ. Les anciens commentateurs ont bien senti la difficulté que présente l'interprétation de ce passage, entendu comme une prédiction rigoureuse, et les solutions plus ou moins artificielles qu'ils y apportent se sont perpétuées dans Texégèse catholique. Les uns ont pensé que '< la génération » dont parle Jésus est celle des hommes qui verront la ruine de Jérusalem ^, mais qui ne sont pas pour cela destinés à voir la fin du monde. Plusieurs autres, parmi lesquels Jean Chrysostome, ont supposé qu'il s'agissait de la génération des fidèles, c'est-à-dire de l'Eglise, qui doit durer jusqu'à la fin des temps. Saint Jérôme entend par « cette génération » le genre humain, et Maldonat le monde entier ^. D'autres enfin ont vu dans « cette génération » le peuple juif, et l'on a même trouvé un double sens au mot « génération », qui désignerait à la fois les Juifs contemporains de Jésus, futurs témoins de la ruine de Jérusalem, et le peuple juif qui subsistera jusqu'à la fin des siècles; ou bien l'on a dit que « cette génération » était, selon la lettre, la génération contemporaine du Sauveur, et figuraLivement le genre humain, ou les hommes des derniers temps; ou bien on s'est rejeté sur le triomphe spirituel du Christ dans l'Eglise ; ou bien encore sur le caractère conditionnel des prophéties, dont l'accomplissement est subordonné à l'évolution de l'histoire ^. Vains efforts pour

2. Peut-être a-t-il voulu aussi rectifier la formule un peu insolite de Mai*c. B. Weiss, la*. 625, admet assez gratuitement que Luc représente en ce point le document primitif. Le. 29, Ss. lit : « Et il leur dit cette parabole. » Le. 30. pXéjTovTe; atç'éauTwv manque dans D, Ss., et pourrait venir de xii, 57 (Wel- LHAUSEN, Le. 119).

3. « Sed eos Origenes simplices appellat. » Maldonat, 1, 482.

4. « Verus sensus videtur esse, adeo certa esse quae Ghristus praedixerat, ut non ante finiendus sit mundus, quam evenerint. » Loc. cil.

5. B. Weiss, LJ. 11, 449. Mais à quoi bon affirmer si absolument une chose si conditionnelle ?

échapper à Tévidence d'un texte parfaitement clair en lui-même, et qui ne devient obscur que par le préjugé des interprètes.

Marc, xiii, 32. « Quant à ce jour Matth. xxiv, 36. « Quant à ce

et à rheure, personne ne les con- jour et à Theure, personne ne les

naît, pas même les anges dans le connaît, pas même les anges des

ciel, ni le Fils, mais (seulement) le cieux, ni le Fils, mais (seulement)

Père. » le Père. «

Luc a omis ce qu'on lit dans Marc et dans Matthieu touchant l'incertitude du jour et de l'heure du grand avènement. On a supposé qu'il n'avait pas voulu laisser croire que le Fils de Dieu ignorât le jour du jugement ; ou bien qu'il avait perçu une sorte de contradiction entre ce qui était dit de la génération présente, destinée à voir la consommation des choses, et ce qu'il lisait ensuite touchant l'incertitude du jour et de l'heure * ; ou enfin qu'il se réservait d'énoncer la même idée, au commencement des Actes, par la bouche du Christ ressuscité : « 11 ne vous appartient pas de connaître les temps ou les moments que le Père a fixés de sa propre autorité 2. » Ces hypothèses ne s'excluent pas mutuellement, et il peut y avoir une part de vérité dans chacune d'elles ^. La formule des Actes, au lieu de présenter directement la date de la parousie et du jugement comme le secret du Père, insiste sur ce que les disciples n'ont pas le droit de la connaître, laissant plutôt entendre que le Fils ne l'ignore pas. Il est vrai que, dans ce passage, celui qui parle est le Christ ressuscité, non plus Jésus accomplissant, dans les conditions de sa vie mortelle, son œuvre de rédemption. Mais on a pu voir déjà que, dans l'endroit de l'Évangile où la question « quand » est posée de manière spéciale à propos du grand avènement, Luc ^ semble éviter une réponse directe, et en construire une avec ce qu'il lisait un peu plus loin, dans sa source, touchant le caractère subit et imprévu de la parousie. Comme ces considérations suivent, dans Matthieu, la parole sur l'incertitude du jour et de l'heure, on peut supposer, qu'il en était déjà ainsi dans la source, où Marc lui même aurait pris la parole, en

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