Mt. xxiv, 40-41 ; Le. xvii
Luc a joint à Texeraple tiré du déluge celui de Lot et de Sodome, qu'il combine avec l'invitation à ne pas rentrer dans la maison et à ne pas regarder derrière soi au moment de la parousie. Ce second exemple et la combinaison semblent appartenir à la tradition rédactionnelle de rÉvangile *. On a pensé aussi que Tavis de ne pas rentrer dans la maison avait été importé du discours apocalyptique 2 ; mais rhypothèse contraire n'est pas moins vraisemblable, cet avis convenant tout aussi bien, et mieux peut-être, à la parousie ^ qu'à la circonstance de la fuite devant l'abomination de la désolation. La conclusion : « Ainsi en sera-t-il au jour où le Fils de l'homme se révélera ^ », se rattacherait, très naturellement à l'exemple du déluge ^, et doit venir de source. C'est l'équivalent de ce que dit Matthieu ^ : « Ainsi sera la parousie du Fils de l'homme. » Mais la formule de Luc a chance d'être plus conforme au langage de Jésus que celle de Matthieu ; elle ne suppose pas l'avènement comme se produisant après absence du Sauveur, mais comme une révélation du Christ dont on ne voit pas que la mort soit la condition préalable. L'irruption subite du grand jugement rendra superflue la préoccupation des objets temporels, dont on n'a pas besoin de rien sauver. C'est peut-être le « regard en arrière » qui a rappelé à l'évangéliste le souvenir de la femme de Lot, et occasionné tout le développement concernant Sodome.
Afin de combattre le souci des intérêts terrestres, et bien que le contexte nlnvitât pas à insister sur ce point, Luc, ou la tradition particulière qui le supporte, a cru devoir amener ici la sentence : « Qui voudra sauver sa vie la perdra, et qui aura perdu sa vie la sauvera ^ ». Le résultat de la transposition n'est pas heureux, le danger de perdre la vie n'existant pas au moment même de la parousie. Les cas indiqués ensuite ne se rapportent pas à ce danger, mais au
1. Cf. Wernlk, 18; Holtzmann, 395; J. Weiss, LA. 558; Wbllhausen, Le.