B. Weiss, /i
5. oî Si ioTTigav aurai Tptaxovxa âp^upia. Littéralement : <( Ils lui pesèrent trente pièces d'argent. » L'expression vient de Zach. xi, 12 (LXX) : xal lairjaav lôv pLiaOov (xou tpiixovta àp^upouç. Nonobstant sa signification littérale, laiiqaav peut ne pas s'entendre d'un paiement immédiat, mais d'un marché ferme. Well- HAUSEN, Af^ 136.
6. Me. 10. xal 'lou8aç *l(Jxap:oj8, ô eiç itSv ÔoSSexa. Mt. 14. totc TcopeuOelç el; t. S., 6 Xf^6[kÈvOi 'Ioû5a; *I(Jxapt(OTr,ç.
50 i LES ÉVANGILES SYNOPTIQUES
porte la condamnation de Tapôtre infidèle ; il fait une phrase pour expliquer la trahison par une influence satanique. « Satan, dit-il, entra dans Judas ^ » L'évangéliste entend parler d'une véritable possession morale, et il est bien vrai que Tesprit du mal conduisait Tinfortuné, sans que lui-même s'en aperçût, lorsqu'il vint s'entendre avec les chefs des prêtres pour leur livrer Jésus. Luc a pensé que Satan s'était servi de cet instrument pour recommencer contre le Sauveur la lutte qu'il avait interrompue après la grande scène de la tentation 2, et pour essayer d'anéantir celui qui détrmsait son empire sur les âmes et sur les corps. L'expression : « il alla conférer avec les chefs des prêtres ^ », est parfaitement juste, et marque la limite de ce que Ton peut savoir sur cette affaire. Les « chefs des gardes » sont joints aux prêtres, parce que, dans la pensée de l'évangéliste, la garde du temple a dû concourir à l'arrestation du Christ. Luc désigne ces chefs sous le nom de « stratèges ^ », qui était celui du chef principal ^ ; il aura pensé à celui-là et aux chefs subalternes. Les autorités religieuses promettent de l'argent; Judas donne sa parole, et dès lors il cherche une occasion de leur livrer Jésus <( sans foule ^ », c'est-à-dire dans un moment où il serait isolé, et où le peuple ne saurait rien de son arrestation. Cette circonstance est sous-entendue dans les autres récits. Luc l'a empruntée au début de la narration dans Marc 7.
1. V. 3. £ia?îXOev 5è aatavàç eî; 'loûôav lov xaXou{x6vov 'loxapttorrjv ovta èx tou àptOaoj T. 3.
2. Cf. Le. IV, 13 (I, 426), et Jn. xiii, 2, 27 {QÉ. 707, 729-730).
3. \'. 4. xal à^TsXOmv juveXaXTjaev toiç àpyiepeuaiv xai <r:poLxr\-^oïi (D omet x. a. ; Ss. Se. remplacent les « stratèges » par les « scribes ») tô tzmç «ùtoîç îiapotSw aùrôv.