Et il leur dit
«Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui : « Le Maître dit : Mon temps est proche ; je fais la pâque chez toi avec mes disciples. » 19. Et les disciples firent comme Jésus leur avait ordonné, et Is réparèrent la pâque. 20. Et le soir venu, il se mit à table avec les douze disciples.
Luc,xxn,7. Et arriva le jour des Azymes, où Ton devait immoler la pâque. 8. Et il envoya Pierre et Jean, disant :
« Allez nous préparer la pâque, pour que nous (la) mangions.» 9.
Et ils lui dirent : « Où veux-tu que nous (la) préparions ?» 10. Et il leur dit : « Lorsque vous entrerez dans la ville, vous rencontrerez un homme portant une cruche d'eau. Suivez-le dans la maison où il entrera, 11. et dites au maître de la maison : « I^e Maître te dit : Où est a chambre où je pourrai man-
salle haute, grande, garnie de ger la pâque avec mes disciples ? »
coussins, toute prête; et vous 12. Et il vous montrera une salle
préparerez là (ce qu'il) nous (faut). » haute, grande, garnie de coussins.
16. Et les disciples s'en allèrent, ils Faites là les préparatifs. » 13. Et
vinrent à la ville et trouvèrent s'enétant allés, ils trouvèrent (tout)
(tout) comme il le leur avait dit, et comme il le leur avait dit, et ils pré-
ils préparèrent la pâque. 17. Et le parèrent la pâque. 14. Et quand
soir venu, il arriva avec les Douze. l'heuref fut venue, il se mit à table,
et les apôtres avec lui..
« Le premier jour des Azymes, où ron immolait lagneau pascal * >», ne peut être que le 14 nisan. D'après les Synoptiques, le dernier repas que Jésus a fait avec ses disciples aurait été le festin pascal. Le Sauveur aurait été arrêté dans la nuit même de la pâque, et mis à mort le jour de la fête. Le quatrième Evangile ^ dit, au contraire, que la pâque arrivait seulement le vendredi soir ; le repas que Jésus fit le jeudi n'aurait point été la pâque légale ; le Sauveur aurait été arrêté et crucifié avant la fête ; il serait mort pendant qu'on préparait les victimes pour la solennité. Les exégètes traditionnels se sont partagés entre ces témoignages divergents ; ceux qui préfèrent la donnée synoptique s'efforcent d y ramener Jean ; et réciproquement, ceux qui préfèrent la donnée johannique essaient d'expliquer dans le même sens le récit des trois premiers Evangiles. Les critiques modernes prennent acte de la contradiction, qu'ils n'essaient pas de résoudre ; la plupart se prononcent pour l'une ou pour l'autre des dates évangéliques, insistant sur les difficultés que présente celle qu'ils n'admettent pas ; quelques-uns seulement, et non des plus prudents, écartent la date des Synoptiques aussi bien que celle de Jean, et se contentent d'affirmer que Jésus mourut aux environs de la pâque ^. 11 ne semble pas que l'on puisse nier la contradiction qui existe entre la donnée synoptique et la donnée johannique. Les hypothèses plus ou moins ingénieuses dont se contentait l'ancienne exégèse ne changent pas l'état des textes, et les textes ne s'accordent pas.
La date delà passion, comme indication générale, n'est pas à contester ; mais la divergence qui existe entre les évangélistes sur la
1. Me. 12. xat TTJ îipfiiTT) fjtxipa T(3v à^ujxwv, ot8 lo Tzd<j-/0L iOuov.