Holtzmann
la seconde ; et réciproquement la seconde semble perdre quelque chose de sa haute signification après la première. Luc se trouve présenter en deux fois^ les paroles qui, dans Marc et dans Matthieu, se disent en une seule fois sur la coupe eucharistique. D'anciens témoins occidentaux- n'ont pas la seconde mention de la coupe, et omettent même après : « Ceci est mon corps », les mots : « qui est donné pour vous. Faites cela en mémoire de moi ^ ». Si Ton se reporte au récit parallèle de la première Epilre aux Corinthiens, on s'apert;oit que le passage omis représente dans ce récit un élément commun au troisième Évangile et à saint Paul'*, tandis que le reste de la relation évangélique est indépendant deTEpître. L'ancienne version syriaque, dite de Cureton, omet seulement la seconde mention de la coupe, et la remplace par la première en transposant celle-ci^. Deux anciens manuscrits latins font Tomission complète, et la même transposition que la version curetonienne '^. La version syriaque du Sinaï donne un texte complet, mais autrement distribué que le texte traditionnel, tout ce qui concerne la coupe étant réuni en dernier lieu, comme dans les deux autres Synoptiques".
1. D'abord v. 17. xaî $s?a;jievoç ;:oTrJpiov xaî cjyaotJTTjaa; cT7:ev" XaficTS touto xal ôiafjLEptoaTs 8Î; éautoûç' (comment ne pas reconnaître ici l'eucharistie et la communion chrétienne ?) 18. Xiyo yà.p 6ulîv x. t. X. (supr. p. 523, n. 5). Puis y. 20 .xal TÔ TTOTTj'p'.ov fojauTfoç [xt'x TO ost::vr|g3tt, X£Y<oV TOUTO TO ::oTTJpiov 7) xaivr, 0ia6y[x7) èv tw ai-xaTt |xou, tÔ uizlp Oatov êx/uvvojjievov.