Cf. Jn. XVII
4. Touchant la signification morale de ce « retour » (sTci^Tpi'Iaç), cf. Le. i, 16 ; XV, 17 ; I, 283, et supr. p. 148.
5. V. 33. xjptÊ, {i.£rà aoD £toi{xo; £•!(!.• xal eî; ^uXxxrjv xat eîç Oavaxov ^opeùe-jOai.
55 i LES ÉVANGILES SYNOPTIQUES
laisse voir* que récrivain connaissait Thistoire ultérieure de l'apôtre ^. Jésus, employant cette fois le nom de Pierre, comme dans les autres récits, lui déclare qu'il aura renié trois fois son Maître avant le chant du coq «^ 11 n'est pas question de la dernière protestation de Pierre ni de celle des autres disciples. A cet égard, et, jusqu'à un certain point, dans la couleur générale de ce passage, le troisième Evangile prépare les voies au quatrième ^ ; en tout cas, il s'arrange de façon à compromettre le moins possible le prestige des apôtres.
Luc, XXII, 35. Et il leur dit : « Quand je vous ai envoyés sans bourse, ni sac, ni souliers, avez-vous manqué de quelque chose ? » Et ils dirent : « De rien. » 36. Et il leur dit : « Mais maintenant, que celui qui a une bourse la prenne, et pareillement le sac; et que celui qui n'en a pas, vende son manteau et achète une épée. 37. Car je vous dis que cette Ecriture doit s'accomplir en moi : « Et il a été compté parmi les impies. » Car ce qui me regarde touche à sa fin. » 38. Et ils dirent : u Seigneur, voici deux épées. » Et il leur dit : « C'est assez. »
Luc prélude aussi, en quelque chose, aux longs discours de Jean par l'interprétation qu'il donne à une parole du Christ touchant la nécessité de se pourvoir maintenant de l'épée. Jésus semble prévenir les siens que leur sort à venir ne ressemblera pas à celui qu'ils ont eu jusqu'alors auprès de lui. Les paroles qu'il adresse à ses disciples ^ contiennent Une référence directe au discours que Luc a fait adresser précédemment aux s()ixante-douze disciples *\ et qui, dans la source, s'adressait aux apôtres. 11 est donc probable qu'elles viennent de la source où l'évangéliste a pris le discours. Pour cette première mission, les apôtres, sans rien emporter, n'ont manqué de rien. Désorjnais les circonstances vont changer; ils devront pour-
i. Cf. supr. p. 550, n. 4.
2. Cf. AcT. XII, 3-4; Jn. xxi, 18-19, où l'annonce de la mort vient après les paroles : « Pais mes agneaux, « pais mes brebis », qui sont Téquivalent johanniquede Mt. xvi, 17-19, Le. xxu, 32.
3. V. 34. Xé^o) (joi, Ilirps, ou çrovr[aei orjfispov iXixTtop Etuç tptç (xe aTîapvTJOT] sîôivai.