‹ Les Évangiles synoptiques (volume 4)Chapitre 509 sur 733 · txavov lanv. D, àpxei. Ss. ajoute : « pour vous · texte numérisé non relu

txavov lanv. D, àpxei. Ss. ajoute : « pour vous

Que signifie cette conclusion ? Le sens naturel est que deux épées satisfont au besoin du moment ; mais on ne voit pas très bien pourquoi deux épées pourraient suffire à la défense de tous, dans les prochains périls *. Jésus, supposent les commentateurs, veut faire entendre que les disciples n'auront pas du tout besoin d'épées, et que lui-même n'entend pas être défendu de la sorte ^, ou bien qu'il veut couper court à la conversation 3, à moins que sa réponse ne soit à double entente, et n'implique à la fois la méprise des apôtres et l'intention de clore l'entretien ^. Il est probable que l'évangéliste a retenu la mention des deux épées afin de préparer l'incident qui se produira lorsque les émissaires du sanhédrin mettront la main sur Jésus; dans ce cas, il pourrait bien avoir aussi retenu les mots : « C'est assez », sans vouloir signifier autre chose que la suffisance de deux épées pour l'accomplissement des desseins providentiels dans le cas présent. Mais telle ne peut être l'idée primitive. Il semblerait que, dans l'instant où ces paroles ont été prononcées, Jésus ne songeait nullement au sort ultérieur des apôtres, mais au péril qui grandissait autour de lui et des siens. La fin était proche : le monde allait user de violence contre le Christ, et Dieu allait réaliser en lui son dessein. Le Sauveur prévoit un attentat contre sa personne, et il a l'intention d'y résister ^. Mais l'événement va se produire dans des conditions qui rendront les deux épées inutiles et non seulement insuffisantes.

La parole concernant la nécessité de l'épée ne fait pas naturellement suite à l'annonce du reniement ; elle a pu venir d'abord après ce qui est dit du premier qui doit être serviteur 6, ou bien encore

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