Zahn, II
3. Am. II, 16. L'hypothèse a été proposée par Keim (Gesch. Jesu ^, 34 ; cité par Brandt, 27). Brandt objecte que la prophétie n'esl pas alléguée; qu'Amos dit « en ce jour-là » ; et que, dans le grec, le fuyard est poursuivi : LXX. 6 yypôç Biwfstai ev Exeivr) tt} r^\Lioa, Mais l'évangéliste a pu fort bien, en ce cas comme en d'autres, s'abstenir d'indiquer la référence prophétique ; le • jour » d'Amos ne s'oppose pas à la nuit, et signifie « en ce temps-là ; et le texte hébreu d'Amos porte : « le plus robuste parmi les vaillants s'enfuira nu en ce jour-là. » Cf. Ap. xvi, 15.
Marc, xiv, 33-72. Matth. xxvi. .H7-75. Luc, xxii, 34-71.
Les gens qui avaient pris Jésus le conduisent chez le grand prêtre. Pierre seul le suit et ne tarde pas à se retirer. Les deux^ premiers Evangiles remplissent la seconde partie de la nuit avec une scène de jugement qui semble préparer, mais qui, en réalité, double celle qui s'est passée au tribunal de Pila te.
Marc, xiv, 53. Et ils Matth. xxvi, 57. Et Luc, xxn, 54. Et
emmenèrent Jésus chez ceux qui s'étaient saisis Tayaul pris, ils Temme-
le grand prêtre, et les de Jésus, remmenèrent nèrentet le conduisirent
chefs des prêtres s'as- chez Gaïphe, le grand à la maison du grand
semblèrent tous. 54. Et prêtre, où les scribes et prêtre. Et Pierre suivait
Pierre le suivit de loin les anciens étaient as- de loin. 55. Et comme
jusque dans la cour du semblés. 58. Et Pierre ils allumèrent du feu au
grand prêtre; et il était le suivit de loin, jus- milieu de la cour et
assis avec les valets et qu'à la cour du grand s'assirent auprès, Pierre
se chauffait devant le prêtre, et, ayant pénétré s'assit au milieu d'eux,
feu. à l'intérieur, il s'assit
avec les valets pour voir
comment cela finirait.
Les trois évangélistes s'accordent à dire que Jésus fut conduit chez le grand prêtre*. Le premier Evangile donne le nom de ce dernier, Gaïphe^, ou plutôt son surnom, car on a vu que le nom de ce personnage était Joseph. Gaïphe était le grand prêtre en exercice. Bien que Luc ait attribué plus haut ^ à Hanan le titre ponti-
4. Me. 53. xal aTCTJYaYov tÔv *I7)<jojv Tzpôç xov àpyiepéa. Le. 54. ouXXapcJvtsç 8è auTÔv ^Y*T°^ ^^'^ eîoTJYaYOv eÎç tyiv oîxiav tou kpyitpifjùç (phrase embarrassée ; mais Luc reprend Me. 46 pour le combiner avec Me. 53 ; cf. supr. p. 580, n. 1).
2. V. 57. oî 8e xpatTidavisç t6v *It)<joov (cf. v. 50) à^iTJYaYOv 7Cpôç';Kaïaçav tôv «p^tepioL. Il semble que Mt . 58 entende auXT[ de la maison, non de la cour, comme Me. 54. Cf. Mt. 3 (stç ttjv aùXrjV tou àpyiepétoç), supr, pp. 489, 492.