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l'oreille à ces discours * ». L'objet des « discours » pourrait être ce qui suit ^; mais on ne trouve après cela qu'une « parole », comme Tévangé liste le dit lui-même '^, On pourrait donc aussi bien rapporter l'exhortation aux faits qui précèdent \ à savoir la guérison de l'épileptique, et même le miracle de la transfiguration, que rien, dans le troisième Évangile, ne sépare de la prophétie. Le mot « discours » serait à entendre dans le sens de faits, suivant le langage de l'Ancien Testament. Qu'on se souvienne des prodiges qui attestent la messianité de Jésus, parce que le temps arrive où il sera livré aux hommes, et où l'on pourrait être tenté de le croire abandonné de Dieu. Dans l'autre hypothèse, l'emploi du mot <( parole » serait à expliquer par l'influence de Marc, et l'inviUition à entendre ferait ressortir ce qui sera dit aussitôt, à savoir que les apôtres n'ont pas compris; la prédiction serait donnée comme mystérieuse, et le cas se présenterait dans les mêmes conditions que la parabole du Semeur ^ Cependant, ajoute Tévangéliste, il entrait dans les vues de la Providence qu'ils ne comprissent pas ce discours, qui demeura obscur pour eux, sans qu'ils osassent demander un éclaircissement à leur Maître. L'inintelligence des disciples est ainsi palliée autrement que dans Matthieu : il ne tenait pas à eux de comprendre, c'est Dieu, pour ainsi dire, qui les eii empêchait.
1. V. 44. ô^t:£ ujxei; et; rà ojxa Gjiwv toùç Xdyouç tojtouç. Luc compense par cette addition ce qu'il omet de la prophétie. La forme hébraïsante de ce passage et du V. 45 imite le langage des Septante, et l'hypothèse d'une source judéochrélienne (J. Weiss, loc, cit.) paraît superflue.
2. J. Weiss, loc, cil. Dans cette hypothèse, yip (cf. supr. p. 60, n. 2) est explicatif.
3. V. 45. oî Ôè fjyvoouv to ,6fJ[i.aTouTO.... xal êçoPouvto IpcoTfîaai auiôv jcepl tou fïJjjLa-
TOÇ TOUTOU.