Supr, XIV, 30; p. 549, n
5. V. 69. xai f^ zai$i9xi) [îdou^a auiôv] TjpÇaxo JtaXiv Xi^eiv toîç TcapcTctSaiv oti outoç eÇ auTÛv e^Ttv. 70. ô 5è noXiv 7)pv(tT0.
6. V. 70. xal [(jLCTà fiixpov TcdiXiv] ol TrapearoÎTs; sXcyov tc5 IliTpcj»' aXT)6(5( IÇ autcuvcl* xal vàp FaXiXato; il. A etc. ajoutent : xal f^ XaXia oou 6{i.otdQ^c(.
fois * ; l'apôtre se souvient de la prédication de Jésus, et il pleure ^ ; on oublie de dire qu'il s'en va, ce qui est pourtant la conclusion logique de Tincident ; le lecteur a le droit de se demander pourquoi Pierre, dont la mémoire se réveille au second chant du coq, ne s'est pas rappelé, dès le premier, la prédiction de Jésus. En réglant et coordonnant la prophétie et Tefifet, en prenant Tanecdote du reniement pour remplir la troisième veille, Tévangéliste a négligé le soin de la vraisemblance.
En de telles conditions, il n'est point téméraire de supposer que le récit de Marc est un remaniement, voulu et mal venu, d'un récit plus simple, qui n'est pas trop difficile à reconstituer. Le départ de Pierre, après le premier reniement, se trouve en rapport avec le premier chant du coq, parce que, dans la source, où le chant du coq n'était mentionné qu'une fois, ce trait terminait le récit : « Et il s'en alla dehors, et un coq chanta », ou peut-être : « et c'était le chant du coq-^ », c'est-à-dire : « on était à la troisième veille de la nuit ». L'indication de l'heure a pu suggérer la circonstance du chant, et déterminer par la même occasion La forme de la prophétie concernant le reniement^. Si l'on élimine le faux départ de Pierre et le chant du coq, la seconde observation de la servante n'a plus rien que de natiu'el : d'abord elle a interpellé l'apôtre ; sur la réponse évasive de celui-ci, elle se tourne aussitôt vers les assistants, les
1. V. 71. ô Ô£ ^pJaTo flc^aOcjxaTt'CEiv xat ojxvuvai Ôti ojx oT8a xôv 5v6pw;cov tootov 8v Xi-^txi. 72. xat euOù; £x SeuTSpou àXsxTtop Ifcav7]aev. kL omettent Ix Scutipou ; B le garde, ce qui donne à penser que Tomission du premier chant dans le v. 6 n'est point primitive. B. Weiss, Mk. 229, veut voir ici la simple indication de Theure : « L^ coq chanta son second chant. »
2. nC, mss. lat. omettent ot; dans le v.72 (cf. supr.p. 550, n.i). Domet toute la citation (on... dcrapvYivTjj. La finale : xal ET^t^aXuiv IxXoctcv, fait difficulté. On sousentend tôv vouv après iTci^aXaSv : « attendons, mentem advertehs » (Holtzmann, 178). Vg. : « et cœpit flere » ; de même Ss. Se; D, iîpfaTo xXaisiv. Érasme, Bengel : « prorupit in fletum ». Théophylacte et plusieurs modernes : «< et se couvrant (la tête), il pleura ». Bleek : « il continua de pleurer » etc., etc. Cf. Schanz, Mk. 401. La leçon £7:t^aX(iSv, si autorisée qu'elle soit, ne laisse pas d'être suspecte, et peut-être n'est-elle qu'une très ancienne faute de copiste (cf. Mt. 75. IÇcXOcov). Tenir compte néanmoins de ce que cette finale a été substituée à la finale primitive, v. 68 b (p. 616, n. 3).
3. Tjv 8s àXexTopoçtovtflt (cf. xiii, 35), d'où l'on pouvait tirer aisément : xal iXixi(i>p ift&vri9sv (supr, p. 616, n. 3).