‹ Les Évangiles synoptiques (volume 4)Chapitre 576 sur 733 · Cf. supr. p. 616, n · texte numérisé non relu

Cf. supr. p. 616, n

i. Et qu'il ne faut point chercher avec J. Weiss, AE. 306-308, dans le quariêrae Évangile. Cf. QÉ. 833-835, 839-841.

5. V. 71. sJcXOovTa $è (Ss. « Simon »>, et de même vv. 73, 75). ! AC etc aoTÔv. D, IÇgXOdvTo; $£ aùroî) et; tôv ;:uXtuv« xiX.

6. V. 69. 6 0£ rifiTpo; sxa^to iÇ'o iv if} ayXfî. Cf. v. 58. i'o; t/J; «ùXt); toO àp/.t£p£'»;; XXVI, 3 loii il s'agit cerUinoment do la maison, non de la cour^, et supr. p. 616, n. 1.

M autre » servante voit Pierre à la porte * et provoque le second reniement. Il anticipe '^ dans le second reniement la déclaration expresse du troisième^; il fait nommer Jésus parles deux ser-^ vantes, mais la première l'appelle Galiléen, afin de préparer la remarque finale sur Torigine de Pierre ; il s'exprime de façon à laisser entendre que les témoins du secood reniement, qui occasionnent le troisième, ne sont pas les gens avec lesquels Pierre s'est assis d'abord, mais un groupe de personnes qui étaient près de la porte '*; ces gens provoquent le reniement définitif en disant à Pierre que son langage le trahit •', c'est-à-dire accuse son origine galiléenne. Le chant du coq se produit une seule fois, après le troisième reniement ^ : c'est l'accomplissement de la prophétie ; Pierre se souvient, s'en va et pleure amèrement ^.

Il n'est pas autrement évident que Matthieu ait eu besoin, pour modifier ainsi le récit de Marc, de connaître la source de celui-ci, et bien moins encore est-il nécessaire d'admettre qu'il n'aurait pas connu le récit actuel du second Evangile, mais seulement une première rédaction, qui ne mentionnait pas le double chant du coq. Ce double chant complique si fâcheusement le récit, qu'il a pu être omis avec intention dans le premier Evangile, comme bien d'autres détails. Il reste d'ailleurs possible et même vraisemblable que, Matthieu, s'il n'a point connu la source de Marc, ait été aidé dans sa rectification par la tradition orale, cette histoire du reniement étant de celles qui devaient être les plus familières aux premiers chrétiens.

1. V. 71. (p. 6t8, n. 5i i. d. €. t. z. îî^sv xOtôv aXXrj xai Xi-^zi toîç èxci.

2. V. 60. y,cù<rj r,gOa {AEià *Iraou raXiXitou. V. 7i. o-jtoç r,y (X£Tà 'ÏTjgoiî toO NaJ^'upaiou. (X supr. p. 616, n. 1.

3. V. 72. xal ;taXiv yjpvrJaaTo jjtCTà opxou oti oux oIBa lôv av6&'o;:ov.

4. V. 69. Pierre est « dehors dans la cour »> (p. 618, n. 6), et sa réponse à la première servante est dite, v. 70, ejxnpoaOcv -xvt'ov. La seconde servante le prend « à la porte » (p. 618, n. 5) et parle « h ceux qui étaient là » {supr. n. 1)

5. V. 73 (cf. p. 616, n. 6). [xeià [xixpôv 3s rrooggXBôvTeç oi âarwieç sittov t«o Ilcxpo) •àXrjOoj; xai où IÇ auTojv eT, xat yàp fj XaXtx aou 8^Xdv as izouX. D (Ss.) 6;ioidÇei ; mss. lat. t< similis est ». Cette leçon est peut-être meilleure qu'on ne l'admet communément.

6. V. 74.iotl7jpÇaToxaTaO£{i.aTiÇeiv xal ofivuEiv oit oùx oi^a lov av6pw;:ov (cf. p. 617, n. i), xoLi tùUoiç (BL, £Ù6ùç) iXÉxTtup eçfovïjasv.

7. V. 75. xflti iÇcXOrôv ïÇw IxXaujsv riixpfo; (voir p. 617, n. 2). Cf. Is. xxii, 4.

Ainsi qu'il a été observé plus haut', Luc parait avoir connu la source de Marc, et gardé renchaînement primitif des récits, Jésus étant amené chez le grand prêtre, Pierre le suivant à distance, se glissant dans la cour jusqu'auprès du brasier où se chauffaient les gens de Caïphe, et s*exposant ainsi aux questions qui amènent le reniement. Le troisième Evangile n'en dépend pas moins du second, et Ton dirait que le rédacteur, en s'aident de la source pour abréger Marc, procède par coupures et retouches maladroites dans la relation plus récente et plus développée, au lieu de s'en tenir à la relation plus ancienne et plus courte. La servante qui remarque la présence de Pierre ne s'adresse pas à lui, mais aux assistants, pour dire : « Il était avec lui ^ », ce qui fait qu'elle ne prononce pas avec mépris le nom de Jésus. C'est à elle néanmoins que Pierre adresse sa réponse, qui consiste dès l'abord en un reniement formel ^, Luc suit la source en retenant Pierre au même endroit pour les trois reniements ; il ne laisse pas de marquer des intervalles, sans se soucier plus que Marc de la vraisemblance, et pour une raison analogue, parce que Thistoire du reniement lui sert à remplir un temps déterminé, les heures comprises entre l'arrivée de Jésus chez le grand prêtre, et la séance matinale de sanhédrin. L'intervalle supposé entre les deux premiers reniements occasionne, comme dans Matthieu, un changement dans la personne qui provoque le second : ce n'est ni la même servante, ni une autre servante, mais « un autre », un homme quelconque ^. Cet homme maintenant s'adresse à Pierre, et non aux assistants, pour lui dire : « Toi aussi, tu en es. » La simple indication de Marc : « il nia », devient une réponse formelle : « je n'en suis pas », avec l'apostrophe : « homme », qui accentue le changement d'interlocuteur. Le second intervalle est évalué approximativement à une heure, le « peu après ^ » de Marc ayant été utilisé pour le premier, et la durée de l'incident se trouvant indiquée aussi

2. V. 56. îôoyff» 8è aùrôv Tzaiô'ixrj tiç xaOTifjLSvov Tcpô; t6 çwç xai àtEvigava owTta cÎ;î£v* xai outo; oùv auTcjS rjv.

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