XI
3. V. 9. TOTS InXyjpoiÔTj t6 ct)6€v 8ia 'IspS(i(ou T0t5 Tcpo^Tjtou Xi^ov?©;' xxt IXa^ov t» TptducovTa àp-ppta, tt)v Tia7)v Toi3 TititiTjfxivou ov lTt(JiT[9avro ino utcov 'IvpaijX, 10. x«l sSa>xav aura tU tôv dcYpôv ToCf xspaijico;, xarà ouv^taÇiv \uoi xupio{. Ss. mss. lat. (a />, et témoignage de s. Augustin, De cons, ev. III, 29 : « non omnes codices evangeliorum habere quod per Jeremiam dictum sit, sed tantummodo per prophetam. Possemus ergo dicere his potius codicibus esse credendum... Sed utatur ista defensione cui placet : mihi autem cur non placeat haec causa est, quia et plures codices habent Jeremiac nomen, et qui diligentius in graecis exemplaribus evangelium consideraverunt, in antiquis graecis ita se perhibent invenisse; et nuUa fuit causa cur adderetur hoc nomen, ut mendositas fierct; cur autem de nonnullis codicibus tolleretur, fuit utlque causa ut hoc audax imperitia faceret, cum turbaretur quaestione quod hoc testimonium apud Jeremiam non inveniretur. ») et quelques autres témoins omettent le nom de Jérémie ; min. 22 lit Zx/apîou; lat. /, Esaiam, Ss. lTt{i,T)aijiT)v. k, Ss. Se. iBwxflt. La conclu-
ils prirent les trente pièces d'argent, la valeur de celui qui a été mis k prix, selon Testimation des enfants d'Israël, et ils les ont données pour le champ du potier, comme le Seigneur me Ta commandé. » Le passage de T Ancien Testament auquel cette citation ressemble le plus, et dont elle procède au moins indirectement, se trouve dans Zacharie : u Et je leur dis : « Si cela vous plaît, donnez-moi mon salaire; sinon abstenez-vous. » Et ils fixèrent* mon salaire à trente (sicles) d'argent. Et le Seigneur me dit : « Jette-le dans le trésor, ce beau prix auquel tuas été estimé par eux. » Et je pris les trente sicles d'argent, et je les jetai dans la maison du Seigneur, au trésor. » Le prophète se considère comme un berger chargé de conduire Israël; il veut se faire régler son compte, et il reçoit un salaire insuffisant ; sur Tordre du Seigneur, il le jette comme une aumône dans le trésor du temple. Il n'est question ni de potier ni de champ. Cependant, par suite d'une très ancienne faute de copiste, le mot « trésor^ » a été remplacé dans le texte hébreu par un mot^ qui signifie « artisan » ou « fabricant », et qui s'emploie aussi dans le sens de « potier » ou de « statuaire ». L'ancien interprète grec, déconcerté par cette lecture, a traduit le passage conjecturalement^ : « Jette-les à la fonderie, pour que je voie si c'est de bon argent... » Et je pris les trente (sicles) d'argent, et je les jetai dans la maison du Seigneur, à la fonderie. » On voit par là que la citation évangélique ne dépend pas de la version grecque, mais qu'elle se rattache au texte hébreu, soit directement, soit par un autre intermédiaire
sion du V. 10 serait, en effet plus naturelle si les trois verbes de rénumération précédente se lisaient à la première personne, comme dans Ss. : « J'ai pris,... j'ai été évalué..., j'ai donné..., comme le Seigneur me Ta commandé. » La construction : rrjv tijat^v t. t. ov I. «. t. u. 'lapaifX, est des plus singulières. Ne seraient-ce pas les recenseurs qui auraient ainsi fait l'application directe de la prophétie aux princes des prêtres, et l'évangéliste n'aurait-il pas plutôt songé è une disposition providentielle des ti'ente deniere par la volonté de Dieu et du Christ immortel ?
i. Littéralement : « Ils pesèrent »; cf. supr, Mt. xxvi, 15, p. 503, n. 5.