IX
quil fait au Christ demeurent sans réponse K Les accusateurs produisent de nouveau tous leurs griefs. Mais Hérode ne 'prend au sérieux ni leurs plaintes, ni son rôle de juge. N'ayant pu contenter sa curiosité, il trouve moyen de se divertir autrement en se moquant de Jésus « avec son armée » (il ne faut pas demander comment Hérode peut avoir des « troupes » à Jérusalem), et en le faisant revêtir d une robe éclatante, comme un roi de théâtre 2. U le renvoie ainsiàPilate, qui se retrouve dans la même situation qu'au^ para vaut.
Hérode lui avait rendu politesse pour politesse en déclinant le jugement de la cause. Le tétrarque et le procurateur, qui n'étaient pas jusqu'alors en bonne intelligence, sans doute parce qu'on les suppose l'un et l'autre jaloux de leur pouvoir, et que le prince hérodien convoitait la Judée, sont au moins pour un temps réconciliés 3. Mais Pilate est obligé de prendre une décision. Il interpelle lesmembres du sanhédrin et la foule ^ qui suivait la marche de Taffaire, pour déclarer encore une fois que les accusations portées contre- Jésus ne sont pas fondées, qu' Hérode est d'accord avec lui sur ce point ^, et qu'il va mettre le prisonnier en liberté. Toutefois, pour