Jésm, 422, n
pas être la source de Marc, au moins pour ce qui concerne le rôle d'Hérode dans la passion. C'était une source analogue à TÉvangile de Pierre, à moins que ce ne fût une ancienne rédaction de cet Évangile, et parallèle à Marc et à Matthieu. Tous les détails principaux du jugement par Pilate y étaient transportés à Hérode, et ron peut croire que le tétrarque rendait Tarrêt de inort et présidait à Texécution de Jésus. Une si grande liberté à Tégard de l'histoire ne pouvait être agréée par le rédacteur du troisième Évangile ; mais il a resserré le récit en un court tableau, qui sert encore à faire ressortir rinnocence de Jésus, la bonne volonté de Pilate, et à imputer au roi juif et à ses soldats Todieux de la scène de dérision qui eut lieu dans le prétoire. L'hypothèse d'une donnée traditionnelle, que Luc aurait enrichie par des traits empruntés à Marc ', ne s'appuie sur aucun indice véritablement probant. L'intérêt apologétique rend compte de l'espèce de substitution que la source faisait d' Hérode à Pilate, et cette substitution peut, d'une certaine manière, faire écho aux données primitives touchant les mesures qu'Antipas avait été disposé à prendre contre la prédication de Jésus en Galilée.
Marc, xv, 6. Et à Matth. xxvii, 15. Et Luc, xxni, 18. Et ils Foccasion de la fête, il à(roccasioti de) la fêle, crièrent tous ensemble.
leur accordait la liberté d'un prisonnier, (celui) qu'ils demandaient. 7.
Et il y avait le nommé Barabbas, arrêté avec les séditieux qui, dans la sédition , avaient commis un meurtre. 8.
Et la foule, étant montée, se mit à réclamer ce qu'il avait coutume de leur faire. 9. Et Pilate, prit la parole en disant : « Voulez- vous que je vous mette en liberté le roi des Juifs? » 10. Car il savait que les chefs des prêtres l'avaient livré par jalousie.