‹ Les Évangiles synoptiques (volume 4)Chapitre 599 sur 733 · Cf. HOLTZMANN · texte numérisé non relu

Cf. HOLTZMANN

3. V. 7. ^v $i 6 Xr]f(i{icvo; Bapa^^ac [jLCTà tcov oraoïaorâv $sSe|iivo$, otTtvfç ht tj ataaet f ovov ncnoiT|xst9aiv. L'emploi de « le dit » devant Barabbas ne prouve pas que ce mot soit un surnom (cf. Mt. ix, 9), mais il s^explique mieux peut-être dans cette hypothèse (cf. Mt. iv, 18; x, 2), et Ton croirait que Tévangéliste» tout en individualisant le nom, a quelque soupçon que ce n'est pas un nom d'individu. Les étymologies d'après Taraméen sont : « fils du pèi*e », K3N 12^ qui convient à la forme Bapa^^àfc, ou « fils de notre maître », 721 11, qui est en rapport avec raccusatif ^pa^pav. On suppose que cette désignation était patronymique, et que Thomme était a fils de rabbin ». Explication peu naturelle; S. JÉnÔME {In Matih. xxvii, 16] : « Iste, in evangelio quod scribitur juxta Hebraeos, filius magiêtri eorum interpretatur. nEorum se rapporte sans doute aux Juifs, et s. Jérôme ne veut pas dire que Fétymologie indiquée dans TEr. des Hébreux soit rnsi 13. Il est assez subtil de supposer avec Zahn {GNTK, II, 2, 699) que TÉv. apocryphe aurait en pensée le démon maître des Juifs, et qu'il ferait valoir un contraste entre le fils du diable et le fils de Dieu.

4. On dirait que Marc parle de « la sédition » et c des séditieux » comme si tout le monde savait de quoi il s'agit (J. Weiss, AE, 327); mais c'est une

censé avoir bénéficié. Pilate aurait considéré Barabbas comme un simple bandit, et n'aurait pas supposé que la masse des Juifs pût s'intéresser à lui. Mais, dans ce cas, Ion se demande comment un administrateur intelligent a pu accepter la mise en liberté d'un malfaiteur dangereux. Si Barabbas eût été un révolté contre Tautorité romaine, il aurait eu les sympathies de ses concitoyens, mais Pilate n'aurait pas attendu pour le mettre à mort. Le gouverneur imaginerait donc d'offrir au peuple, qu'il croit favorable à Jésus, la grâce du prisonnier que les prêtres lui ont livré. Quand la foule se présente, suivant Tusage, et demande la grâce accoutumée, Pilate lui propose la mise en liberté de son Messie *. Le gouverneur aurait dit : '< Voulez-vous que je vous mette en liberté le roi des Juifs? »

Ni ces détails ni les suivants ne semblent à discuter au point de vue de l'histoire. Il faut supposer que l'enthousiasme excité d'abord par Jésus a été absolument déconcerté par Tétat où Ton voyait réduit le prophète de Nazareth. Ceux qui l'avaient acclamé les jours précédents se seraient demandé s'ils n'avaient point mal placé leur confiance; regrettant déjà leurs applaudissements, ils ne se soucieraient pas de ratifier une proposition qui leur semble presque injurieuse pour eux. La forme de cette proposition est singulière; mais il est douteux que Marc ait voulu prêter à Pilate l'intention de se moquer ouvertement des Juifs ou de Jésus lui-même ^. « Roi des Juifs » est le thème de l'accusation portée contre Jésus : Pilate, juge de sa cause, le désignerait ainsi; et comme il est censé comprendre que la royauté affectée par le Christ n'a rien qui compromette l'autorité de César, il peut, du moins au gré de Marc, parler du « roi des Juifs » comme d'une personne qui doit être chère à ses compatriotes 3. L'évangéliste veut que Pilate offre aux Juifs la liberté de leur Christ. 11 ne faut pas chercher d'autre sens à la proposition, incompréhensible au point de vue de l'histoire, qu'il adresse au sanhédrin et au peuple juif.

façon populaire, on pourrait dire enfantine, de présenter un fait dont celui même qui en parle ne sait rien.

1. V. 8. xal ava^aç ô ^/^Xo; ^pÇatTO atTiia6ai xdi6oiç iiroiei auroi; (noter encore la forme toute populaire de ce trait). 9. 6 Se IIsiXsto; aicexp^Ori auToi; Xs^oiv OcXiis .iizoX\t9ti> &{Aiy ?ôv ^aoiXia roSv 'louSatojv ;

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