‹ Les Évangiles synoptiques (volume 4)Chapitre 603 sur 733 · B. Weiss, E · texte numérisé non relu

B. Weiss, E

il s'expose à la vengeance divine. Nouvelle explication, qui veut combler une lacune de Marc, mais dont il n'est pas nécessaire d'accentuer l'inanité.

Cependant les chefs des prêtres, auxquels on joint ici les anciens du peuple, persuadent à la foule de réclamer la grâce de Barabbas et la mort de Jésus *. Lorsque Pilate renouvelle la question qu'il leur a posée d'abord (et l'on entrevoit en cet endroit comme ime reprise de la narration après l'incident qui vient dy être intercalé), ils répondent : « Barabbas ))'^. La scène se continue ensuite comme dans Marc, si ce n'est que Pilate emploie, comme plus haut, la formule : « Jésus, qu'on appelle Christ )>, et que les Juifs ne disent pas : « Crucifie-le)», mais : « Qu'il soit crucifié » ; ce n'est point Pilate, mais « tout » le peuple, qui a l'air d'être juge et qui porte la sentence de condamnation 3. Alors Pilate, comme s'il n'avait pas la faculté de résister à la pression populaire, et qu'il eût seulement le choix d'être ou non complice du crime qui va s'accomplir, dégage solennellement sa responsabilité. Le symbolisme du lavement des mains est tout à fait juif * ; les paroles de Pilate sont dans le style de l'Ancien Testament ^. L'acte et les paroles signifient pour le lec^ teur chrétien, et pour tout lecteur, que Pilate n'est point coupable de la mort de Jésus ^. La réponse du peuple ^ dont l'analogie avec certaines formules de l'Ancien Testament ^ est moins surprenante, doit être interprétée de la même manière : l'auteur responsable, et

1. V. 20. oî Ss a^oyiEpci; xai ot npwjâuTipot sniiasv toÙ; 2/Xouç iva atTijawvTxi tov Bapa^^av, tôv Zï 'Iriaouv iizoXhMQi^ , Cf. p. 644, n. 2.

2. V. 21. â::oxpiOil( Zï 6 fj-f*!*^^ 'i'^*'' aù-o?;* riva OéXerc à:tô tûv 8uo àjcoXuaco 6|xîv; (cf. p. 646, n. 2; après rincident du v. 19, on se retrouve au point du v. 17) oi 8e cTnav* tÔv Bapa^^av.

3. V. 22. Xif fi aÙTOÎ; 6 Ili'.AaTo;* xl o3v Tcoiriito *Ir,aouv tÔv XeydjjLEvov XpiTcov ; Xi^o\à7i^ Tzivxiç (cf. V. 26, Tcaç ô Xaoç, que Matthieu prévoit déjà)* ataopwOTÎTw.

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