‹ Les Évangiles synoptiques (volume 4)Chapitre 606 sur 733 · D, Ss. Se. éth. le mettenl après le v · texte numérisé non relu

D, Ss. Se. éth. le mettenl après le v

3. Vv. 14-15; V. 20; v. 22 (et déjà v. 4j; le v. 22 répèle le v. 15, avec emprunt à Me. 14. La notiee de Barabbas (v. 19) : oaTi; tjv 8ià atotaiv iivà yevo- (iévr,v £v xr^ TioXei xai çovov pXTjOflç ev Tfj çuXaxTJ, est une adaptation de Me. 7 (p. 642, n. 3); il est bien risqué d'y voir (avee IIoltzmann, 41 R) une allusion possible à Le. xiir, 1. La première proposition de Pilate, vv. 13-18, correspond à Me. 6-11. La seconde proposition, v. 20. ;caXiv hï 6 FletXaio; ::poj£Ç(i>vTi«v aÙToîç, OeXtov ino- Xuaai tÔv *It)(Jo3v. 21. oî 82 Ê;r£f!ovouv Xsyovteî* oraupou oraupou «ùtov, correspond à Me. 12-13 (cf. p. 64i, n. 3 et n. 4; noter que Luc évite la formule « roi des Juifs »). La troisième proposition, v. 22. ô Si xpîiov eIjicv rpô; atiiouç* ti y»? xa^-ôv |}Co{i)acv ouTo; ; ou8èv attiov Oavaiou Eupov ev autw* raiScuora; ouv aùiôv dc::oXuao>. 23. ol ^ï IjcixcivTO çwvaîç [Lf^éXoLiç a'!tou(A£vot aÙTÔv orauptoS^vai, xal xatij/uov ai ^coval aurtuv, correspond à Me. 14 (p. 645, n. 1).

4. V. 2i. xal rieiXaro; £;réxpivev Y£v^a6ai tô otTTTjjjL» ajTôSv (cette formule atténuée pourrait avoir été substituée à Ténoncé de la condamnation dans la source primitive : xal IlfiXaTo; xar£xp:vgv aurov Ivoyov £Îv«i OavdTou. (^f. Me. xiv, 64). 25. ÀTc^Xuaiv Si TÔv 8ià ordaiv xal çovov pE^X7](Aivov £iç çuXaxiiv, ov tjtoOvto (développement oratoire, pris du v. 19), tôv 81 *lTjaoi3v ::api8<.>x£/ tû 6£Xrî|jLaTi aOirov (interprétation de Me. 15 (p. 645, n. 2).

dans Matthieu de ce qu'elle est dans TÉvangile de Pierre : ce sont les Juifs qui ont tout fait. L'on entrevoit cependant que Luc a dû connaître un récit très simple, la source de Marc, où il a pris sa relation du procès devant Pila te, et où la substitution de Jésus k Barabbas n'était que sommairement indiquée, si toutefois elle Tétait, sans les explications, fort sujettes à caution, que Ton trouve dans Marc ^ et qui sont élaborées dans Matthieu. Le rédacteur 'du troisième Évangile a brodé sur ce canevas le procès devant Hérode, emprunté à un document secondaire, dont il a corrigé les données, et l'histoire de Barabbas interprétée comme dans Marc, le tout devant servir à montrer que Jésus avait été trouvé innocent par les autorités politiques de la Judée, mais qu'il avait été victime de la haine des autorités religieuses juives, auxquelles Pila te, malgré sa bonne volonté, s'était trouvé dans l'impuissance d'opposer une barrière légale.

Il est extrêmement difficile de déterminer l'origine et la juste portée de Tépisode concernant Barrabas. La préoccupation qui le domine est évidente ; les raisons qui ont induit Matthieu et Luc à supprimer, compléter, corriger certaines indications de Marc ne sont pas moins claires. 11 semble également indispensable que l'incident ait son point de départ, si minime qu'on le suppose, dans la réalité de l'histoire. Des critiques peu circonspects admettent que Pilate a pu proposer au peuple la grâce de Jésus ^, en le mettant en concurrence avec un individu indigne de lui être préféré, ou bien que cette grâce a été véritablement offerte dans ces conditions ^, ou qu'iui incident qui avait eu pour héros le fils d'un rabbin, a été, après coup, mis en rapport avec la condamnation de Jésus ^. Cette dernière hypothèse est bien insuffisante, Thistoire de Barabbas semblant originairement connexe avec la condamnation de Jésus par Pilate. On a vu d'autre part, que cette histoire est adventice au récit du procès, et que ses détails sont inspirés par la préoccupation apologétique de Marc, sans égard aux vraisemblances. La coutume alléguée par l'évangéliste, inconnue par ailleurs, est inconcevable, en la forme où la présente l'évangéliste, comme pratique de l'administration

i. Cf. J. \VErss,A£:. 326-327.

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