‹ Les Évangiles synoptiques (volume 4)Chapitre 608 sur 733 · In Flaccum · texte numérisé non relu

In Flaccum

soldats romains à Tégard de Jésus se comprendrait aisément si Pilate, ayant prononcé la condamnation du Christ, comme d'un vulgaire aventurier, au supplice de la croix, Tavait livré aux soldats pour qu'il fut crucifié « en Barabbas », « en guise de Barabbas », ou « à la place du Barabbas ^ ». Du nom et de la circonstance mal comprise, l'intérêt apologétique aidant, le récit de Marc a pu se déduire, et même la leçon des témoins de Matthieu, qui opposent Jésus Barabbas à Jésus appelé Christ 2, représenterait une autre altération du fait primitif, puisque c'est Jésus lui-même qui aurait été traité en Barabbas ^.

Marc, xv, 16. Et les soldats Matth. xxvii, 27. Alors les sol-

reromenèrent à rintérieur de la dats du gouverneur, prenant avec

cour, c'est-à-dire (dans) le prétoire, eux Jésus dans le prétoire,

et ils convoquèrent toute h co- rassemblèrent autour de lui toute la

horte. 17. Et ils le revêtirent de cohorte; 28. l'ayant déshabillé,

pourpre et lui mirent une couronne ils lui mirent un manteau rouge ;

d*épines qu'ils avaient tressée. 18. 29. et tressant une couronne avec

Et ils se mirent à le saluer, (di- des épines, ils la lui mirent sur la

sant) : « Salut, roi des Juifs? » 19. tête, et un roseau dans sa main

Et ils lui frappaient la tête avec un droite. Et s'agenouillant devant lui,

roseau, ils crachaient sur lui, et, ils se moquaient de lui, disant :« Sa-

s'agenouillant, ils lui rendaient lut, roi des Juifs ! » 30. Et crachant

leurs hommages. 20. Et quand ils sur lui, ils prenaient le roseau et

se furent joués de lui, ils lui enle- lui donnaient des coups sur la tête,

vèrent la pourpre et le revêtirent 31. Et quand ils se furent joués de

de ses propres habits, et ils Tem- lui, le dépouillant du manteau, ils

menèrent pour le crucifier. le revêtirent de ses habitiB, et ils

l'enupenèrent pour (le) crucifier.

1. On peut se représenter ainsi la forme du texte dans la source (après renoncé de la condamnation, p. 651, n. 4) : xcii tôv 'Itjvouv ffk^yùXtaoan n^^i^fùUv [toîç arpantuTatç] iva ŒTaypwôri [àvTt Toi3 p«(>aff§S]. Le. 25 pourrait en être la paraphrase. On pourrait expliquer ainsi la formule Jésus Barabbas, appliquée au Christ par les Juifs en manière de dérision, et entendue par la tradition chrétienne de Tindividu à la place duquel Jésus aurait été crucifié (cf. supr. p. 646, n. 1 et n. 2).

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