‹ Les Évangiles synoptiques (volume 4)Chapitre 614 sur 733 · Mt. 25 ; supr. p. 649, n · texte numérisé non relu

Mt. 25 ; supr. p. 649, n

2. Me. 22. xat ç^pouaiv aùtôv iizl tôv FoXygOîv to;:ov, o Ittiv {A,c9spjiT)vsu(^(Aevov xpavfou TOJtoç. L^interprétation doit être du rédacteur. Mt. 37. xai èXOovteç et; tonov Xcyc^fisvov roX^oGa, 8 ioriv xpavfoj TÔro; Xeyofxsvos. Hébreu nSjlSjl, araméen HVh^l^

AU (iOLGOTHA 663

Romains faisaient ces sortes d'exécutions au bord des grandes routes, et le Golgotha se trouvait en effet près d'un chemin. 11 est très invraisemblable que le nom ait été emprunté à la destination de Tendroit, car il n'y avait sans doute pas deplaôefixe où Ton dût exécuter tous les condamnés. On peut croire que le Golgotha était un tertre ou un rocher dénudé, qui avait l'apparence d'un crâne chauve*. Il se trouvait au nord-ouest de la ville. « Il n'y a pas déraison décisive pour placer le Golgotha à l'endroit pr-écis où, depuis Constantin, la chrétienté tout entière Ta vénéré. Mais il n'y a pas non plus d'objection capitale qui oblige de troubler à cet égard les souvenirs chrétiens ^. »

Sur le lieu de l'exécution, l'on présenta à Jésus le vin aromatisé dont il a été question plus haut ^. Certains commentateurs observent que la myrrhe dans le vin ne fait que l'adoucir, et perd ses propriétés narcotiques. Marc a pu parler de vin mêlé de myrrhe, parce que les Romains connaissaient ce geni'e de préparation ^. Quoi qu'il en soit de la myrrhe et de son efficacité, une certaine quantité de vin généreux suffisait pour jeter un homme épuisé dans un état de torpeur à moitié inconsciente. Jésus refuse ce soulagement ; il ne craint pas la douleur ni la mort, et il veut éprouver jusqu'au bout l'amertume de son sacrifice.

Le rédacteur du premier Évangile, qui avait en pensée le passage du psaume ^ : « Ils m'ont donné du fiel pour nourriture, et, dans ma soif, ils m'ont abreuvé de vinaigre », a remplacé la myrrhe par du fiel, et expliqué le refus de Jésus par le dégoût que lui inspira, quand

1. Comparer « Chaumont ». 11 suffît de rappeler ici la légende d'après laquelle Adam, ouson crâne, aurait été enterré sur le Calvaire, d^aucuns disent par Melchisédech (TertuUien, Origène, etc.) Cf. Maldonat, I, 613.

2. Renan, Jésus, 429. Des hypothèses très diverses ont été émises touchant remplacement réel du Calvaire. Il est certain que Tendroit n'était pas dans Tenceinte de la ville, et la principale objection contre le site traditionnel résulte précisément de ce qu'il est à l'intérieur des murs; mais les fouilles semblent avoir établi avec une certitude suffisante qu'il se trouvait en dehors au temps de Jésus ; il n'est recommandé d'ailleurs par aucun témoignage antérieur à l'époque de Constantin. Cf. DB, II, 226-227 ; EB, II, 1752-1753.

3. V. 23 . xai e$t$ouv auToS ia[Aup{i.ia[iévov oîvov oç 8è oux eXapcv.

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