‹ Les Évangiles synoptiques (volume 4)Chapitre 619 sur 733 · Cf. vv · texte numérisé non relu

Cf. vv

3. kAD etc. plusieurs mss. lat. Vg. lisent à la fin du v. 38 : ypajiaaaiv iX).Tjvixoîç fca^atxoî; ippaïxoîç, probablement d'après Jn. xix, 20.

de la croix! » 31. De même les chefs des prêtres, avec les scribes, se moquaient de lui entre eux, disant :

u II en a sauvé d'autres; il ne peut pas se sauver lui-même. 32.

Que le Christ, le roi d'Israël, descende maintenant de la croix, pour que nous (le) voyions et que nous -croyions ! »

Fils de Dieu, et descends de la croix! »

41 . De même, les chefs des prêtres, se moquant avec les scribes et les anciens, disaient : 42.

« lien a sauvé d'autres; il ne peut pas se sauver lui-même ! Il est le roi d'Israël : qu'il descende maintenant de la croix, et nous croirons en lui.

43. Il a mis sa confiance en Dieu : qu'il (Dieu) le délivre maintenant, s'il l'aime. Car il a dit qu'il était le Fils de Dieu. »

37. et disant : « Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même. »

La relation du premier Évangile, comparée à celle de Marc, est quelque peu incohérente. Les soldats crucifient Jésus, se partagent ses vêtements, puis s assiéent pour le garder * ; ils mettent une inscription au-dessus de sa tète ; puis ils crucifient deux voleurs ^. Il est évident que les soldats n'ont pu s'asseoir et partager les vêtements des suppliciés qu'après avoir dressé les trois croix, et cloué dessus les condamnés. Les deux voleurs avaient dû être amenés avec Jésus, comme l'a dit d'abord Luc ^, en coordonnant les indications de Marc *. La société de ces misérables est une honte ajoutée au supplice du Sauveur. Mais on ne saurait dire qu'il y ait eu là une intention malveillante des exécuteurs. Ces deux hommes, dont la

1. V. 3r» (cf. p. 665, n. 2). 36. xat xaOTÎjjLevoi 6TT[pouv auiôv excï.

2. V. 37 (cf. p. 666, n. 4). 38. to'tc JTaupouvTai aùv aùtto ^ùo Xr^atat, eîç ix de^icov xai tlç âf Eucovu{Xcov.

3. V. 32 (coordonné au v. 26, supr, p. 659, n. 5). ^yovTo 8à xal txipoi (Ss. omet £., et lit : « Et allaient avec lui deux malfaiteurs », etc.) dûo xotxoupYoi oùv aÙTco àvatpsO^vat. 33. xai ôie ^X6ov £7:1 tov Torov tôv xaXou[xgvov Kpav(ov (cf. supr, p. 662, n. 2), cxEÏ ETcaupwaav auiôv xal touç xaxoupYOuç, 8v jilv ix SeÇtcov ov 5i if apt9tipc3v.

4. Vv. 22 (p. 662, n. 2), 24 a (p. 664, n. 5). 27. xal ^v aÙTw jT«upot5atv 8uo XTjTcdtç, cva £x ^cÇioiv xai êva ^f luwvJîiwv auTOu.

AU GOLGOTIIA 669'

légende a pensé trouver les noms *, n'ont pas été misa mort à cause de Jésus : ils devaient être crucifiés ce jour-là. Mais peut-être aussi figuraient-ils comme les acolytes du Barabbas, du roi immolé'-^.

Le texte commun ^ de Marc présente en cet endroit un verset qui manque dans les plus anciens témoins ^ : « Et fut accomplie rÉcriture qui dit : « Et il a été mis avec les méchants ^. » La citation est d'Isaïe ^, et il est fort probable que Marc en faisait déjà l'application au Sauveur crucifié entre deux larrons. Mais, comme cet évangéliste s'abstient ordinairement d'introduire dans son récit les rapprochements de ce genre, et qu'on ne voit pas pourquoi le passage aurait été supprimé dans les plus anciens manuscrits, il est à croire que le verset a été interpolé d'après Luc ^. Les évangélistes,. qui ont en pensée le texte d'Isaïe, regardent le voisinage des deux voleurs et l'assimilation de Jésus à ces misérables comme ime ignominie, à laquelle viennent se joindre les insultes des passants, des prêtres, et celles des deux larrons^.

La mention des passants donne à supposer que le Golgotha s& trouvait près d'un chemin fréquenté. Ces gens reprochent à Jésus la parole qu'on a déjà trouvée dans la bouche des témoins chez le grand-prêtre^. Marc et Matthieu, qui sont seuls à parler des insultes faites à Jésus par les gens du peuple, disent que les passants branlaient la tête en signe de dérision. Il doit y avoir dans ce trait une réminiscence du psaume XXII *^. On rit de ce Messie qui voulait

1. Dysmas et Gestas {Acla PUati), ou bienZoatham et Ramma(ins. c). Titus et Dumachus {Év, ar. de Venfance), Sur ces noms fictifs, cf. Clbumont-Gan- NEAU, Revue critique,i%%^y II, 146-147, 196.

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