‹ Les Évangiles synoptiques (volume 4)Chapitre 623 sur 733 · Vv. 27-31 ; supr, pp · texte numérisé non relu

Vv. 27-31 ; supr, pp

A. L018Y. — Les Evangiles synoptiques, II. 43

Luc mentionne ensuite le partage des vêtements par la voie du sort, et il ne dit rien des injures adressées à Jésus par les passants. Le peuple ne se moque pas du Christ ; il le regarde mourir -^ et il se lamentera bientôt de sa mort ^. Les magistrats seuls, c'est-àdire les membres du sanhédrin, prêtres, scribes et anciens, tournent le Sauveur en dérision ; leur discours est le même, au fond, que dans Marc, mais il est plus abrégé dans la forme ^. L'épithète : « élu de Dieu », est dans le style de Tévangéliste, qui Ta déjà employée en racontant la transfiguration ^. Les soldats interviennent aussi et se moquent de Jésus en lui offrant du vinaigre à boire ^. La dérision des soldats se trouve ainsi substituée à celle du peuple. Y a-t-il, pour le vinaigre, anticipation de Tincident que rapporteront bientôt les deux autres Synoptiques <>, ou bien, au contraire, s'agit-il de celui que Marc et Matthieu ont signalé d'abord ', et le vinaigre aurait-il été substitué au vin aromatisé, parce que Luc s'est souvenu du psaume LXIX? On peut choisir entre les deux hypothèses, ou plutôt Luc confond les deux incidents en un seul, qui correspond surtout à l'affaire d'Élie dans les deux premiers Évangiles. En soi^ l'offre du vinaigre n'avait rien de dérisoire. 11 s'agirait, si l'on devait considérer dans cet incident autre chose que sa valeur synabolique, de la boisson^ que les soldats romains portaient avec eux dans toutes les expéditions.

i. Cf. iupr. p. 661, n. 1 et n. 2.

2. V. 48. L'omission volontaire de Luc ne prouve donc rien pour Thypothèse deJ. Weiss, supr. p. 671, n. 1.

3. V. 36 b, IÇijAuxTTÎptJ^ov (c(,8upr, p. 669, n. 10) 8i xal oî apyovtcç XiYovxsç* SXXouç e9b>9ev, 9oadxui iauTov, ci outo; stciv 6 XptaTo; tou Osou 6 IxXcxto;. Noter que Luc combine Me. 31 avec 30, supr, p. 669, n. 9, et p. 670, n. i.

4. IX, 35, aupr. p. 38. Sur le «' Christ de Dieu », cf. ii, 26 ; I, 356.

5. V. 36. hiizai^ay Bï auToî xoil oî arpaTicûTat 7cpo9cp^d(iicvot, o$o{ Ycpoo^épovrcc aÙTcS (Ss. omet 0. n. a.) 37. xat Xi^ovis; 'ei ffù «I 6 pavtXsùç tÔv 'louSaicov, ObSaov acxuTov. Le discours des soldats est une combinaison de Me. 30 avec 32, en substituant « les Juifs » à u Israël », pour harmoniser ce passage avec ce qui va être dit de Tinscription. D n'a pas «Jdaov otauiov ; il lit : /aîpt (avec Ss. Se.) 6 ^oi7(Xsù; ro>v 'louSaicov, et il ajoute (avec lat. c, Ss. Se.) iccptTcO^vtc; aurai xal âxavôtvov ^Tiçavov. La mention de la couronne d'épines ne serait-elle pas primitive en cet endroit, et n'aurait-elle pas été supprimée dans le texte ordinaire pour l'accord avec les autres Évangiles ?

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