‹ Les Évangiles synoptiques (volume 4)Chapitre 643 sur 733 · VIII · texte numérisé non relu

VIII

2. V. 49. fiÎTciîxfiiaav Bï jcivrc; ot yvwTcol ajxto km {xaucp<>0<v, xoii pvaixc; «î «yvatxo- Xou6ouaai auTcji im ty)ç FoXiXaia;, opô^at lauxa. Noter le parallélisme de cette notice avec viii, 1-3, supr, cit.

LE SÉPULCRK

psaumes* ont pu favoriser cette conception, dont Luc lui-même ne tient pas compte historiquement, puisque les femmes seules demeurent pour la sépulture. Il paraît impossible de démêler dans ces particularités ce qui vient de l'évangéliste lui-même et ce qu'il a pu trouver dans la source ou les sources qui lui ont fourni ses récits de la résurrection.

Marc, xv, 42. Et le soir étant arrivé déjà,

— comme c'était la préparation , c'est - à dire la veille du sabbat,

— 43. Joseph d'Arimathée, membre distingué du conseil , qui , lui aussi , attendait le royaume de Dieu, vint et entra hardiment chez Pilate, et lui demanda le corps de Jésus. 44.

Et Pilate s'étonnait qu'il fût déjà mort, eti faisant appeler le centurion, il lui demanda s'il était mort depuis longtemps. 45. Et instruit par le centurion, il fit donner le cadavre à Joseph. 46. Et ayant acheté un linceul, et détachant le (corps de Jésus), il l'enveloppa dans le linceul, le déposa dans un sépulcre qui était taillé dans le roc, et il fit rouler une pierre sur l'entrée du sépulcre.

Matth. XXVII, 57. El le soir étant arrivé , vint un homme riche, d'Arimathée, appelé Joseph, qui, lui aussi, était disciple de Jésus.

58. Allant trouver Pilate, il lui demanda le corps de Jésus. Alors Pilate ordonna qu'il lui fût remis. 59. Et prenant le corps, Joseph l'enveloppa dans un linceul propre, 60. et il le déposa dans son sépulcre neui, qu'il avait fait tailler dans le roc ; et après avoir fait rouler une grande pierre à l'entrée du sépulcre, il s'en alla.

Luc, XXIII, 50. Et il y eut un homme appelé Joseph, qui était membre du conseil, homme vertueux et juste, 51.

qui n'avait point consenti à leur dessein et à leur action, (originaire) d'Arimathée, ville des Juifs, (et) qui attendait le royaume de Dieu : 52.

étant venu trouver Pilate, il lui demanda le corps de Jésus. 53. Et l'ayant descendu, il l'enveloppa d'un linceul et le déposa dans un sépulcre taillé dans le roc, où personne n'avait encore été mis. 54.

El c'était un jour de préparation, et le sabbat allait commencer.

1. Ps. XXXVIII (xxxvii), 12 (LXX). oiçtXoijxou... xal ot ïyyKsxd jiou [àizo) jifltxpo6«v lonjaav. Ps. lxxxviii (lxxxvii), 9. Ijiaxpuva; -oùç Y^oxnoti; [xou â;r*{jjLoy.

Selon les évangélistes, le Christ était mort un vendredi. Ce jour -était appelé « préparation », parce que Ton y préparait tout ce qui était nécessaire pour la journée du sabbat, où le travail était interdit ; au coucher du soleil, le sabbat commençait ^ ; il était donc urgent d'enlever le corps de Jésus et de lui donner la sépulture. On observe^ que, si le vendredi eût été le jour même de la pâque, le repos sabbatique aurait dû être respecté de la même manière ^r Joseph d'Arimathée n*aiu*ait pu vaquer à tous les soins de la mise au tombeau. Et Ton trouve là un argument en faveur de la chronologie johannique. Mais, outre qu'il est permis de se demander jusqu'à quel point la sépulture des défunts pouvait être retardée quand deux jours fériés se suivaient ainsi, on sait déjà Tincertitude qui affecte le rapport chronologique de la mort de Jésus avec la pâque '. La pâque du dernier repas dans les Synoptiques, et celle du crucifiement dans le quatrième Evangile, le sabbat de la sépulture et le dimanche de la résurrection sont des données symboliques, dont il est maintenant difficile à l'historien de dégager le point de départ dans la réalité des faits. On remarquera que l'indication de Marc : « car c'était le vendredi », vient comme en surcharge. C'est uniquement par cette sorte de glose, connue d'ailleurs de Matthieu, de Luc et de Jean, que se trouve déterminé le jour de la semaine où eut lieu la passion ^.

D'après la coutume romaine, le corps de Jésus, s'il n'avait été

1. Me. 42. xat rfiri o}iaç ffiyofiivTjç, â;ret ^v ruapaoxrjTÎ, o eoriv ^ipo^ap^atTOv. Ss. lit simplement ; « Et Ton était au sabbat. » L'indication du « soir » est en rapport avec le schéma chronologique du rédacteur (J. Weiss, AE, 335) : on a eu « le matin », v. i, comme point de départ du jugement; la troisième heure, V. 25» comme point de départ du supplice; la sixième, v. 33, comme point de départ des ténèbres; la neuvième, v. 34 (37^ pour la mort; « le soir », douzième heure (six heures de l'après-midi), marque la fin de cette terrible journée. Mt. 57 retient seulement o^ion; 8c YevopiévTiç. Luc transpose l'indicatiou après le récit de la sépulture, v. 54. xai f)(Jiipai tjv ;:«pai(TxeuTi; xai gap^aTOv È7ci^3x£v. D lit seulement rjv Zl ^j îjix^pa npoioL^^ixo^j (cf. supr. Me. 42). L'expression « se lever », appliquée au sabbat, est transportée du jour [naturel, qui commence au lever du soleil, à la journée religieuse qui commençait le soir, au moment où l'on allumait les flambeaux.

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