B. Weiss, E
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prescriptions », en sorlc que l'endroit serait expressément identifié à la montagne du discours. Cette interprétation ne doit pas être exacte quant à la lettre, mais elle répond assez fidèlement à la pensée de Tévangéliste ^ . Une des apparitions mentionnée par saint Paul, par exemple l'apparition « aux cinq cent frères », a pu avoir lieu sur la montagne des Oliviers, ce qui créerait un point d*attache entre cette apparition et celle qui est racontée dans le premier Evangile; mais la montagne dont parle Matthieu n'en est pas moins située, pour la perspective, en Galilée, et elle ne laisse pas d'apparnir au monde spirituel où se meut la pensée de Tévangéliste.
Le caractère général de la mise en scène, des traits descriptifs, du discours attribué au Sauveur, invitent à penser que le rédacteur du premier Evangile, ne trouvant pas dans ses sources écrites le détail des apparitions connues de la tradition apostolique, a résumé en un seul tableau la signification et les conséquences de la résurrection ^; il aura fait de ce tableau l'apparition galiléenne annoncée dans Marc.
L'apparition de Jésus est affirmée sans autre indication de circonstances : « Et le voyant, ils se prosternèrent devant lui ^. » Les apôtres rendent hommage au Messie, qu'ils reconnaissent dans la personne de Jésus ressuscité. La simplicité de la mise en scène porte à croire que Tévangéliste ne se représente pas encore le Sauveur comme entré dans sa gloire, mais comme revenu à la vie, et comme étant allé de son sépulcre au rendez-vous assigné par lui aux disciples *, avant de s'asseoir à la droite de Dieu ^ et de prendre en main l'exercice de la toute-puissance qui lui est attribuée au ciel et sur la terre. Si Ton s'en tient à l'économie du récit, les disciples voient le Sauveur pour la première fois, qui est aussi la dernière. De là vient que Tévangéliste ajoute un trait qui semble en contra-