‹ Les Évangiles synoptiques (volume 4)Chapitre 73 sur 733 · Cf. B. Wkiss, Mk, 153 ; Holtzmann · texte numérisé non relu

Cf. B. Wkiss, Mk, 153 ; Holtzmann

3. V. 1. àvgvÔsxTov âiTiv Tou Ta (JxavôaXa jjlt, âXOeiv, ;uXr,v oùal ôi* ou 2p/eTai.

Tattend après le scandale donné. Le supplice de la submersion n'était pas en usage chez les Juifs, mais ceux-ci pouvaient le connaître, parce qu'il était dans la pratique des Grecs, des Romains, des Syriens et des Phéniciens. La pierre attachée au cou du supplicié est appelée, dans le troisième Évangile, « pierre de meule* », dans les deux autres, « meule d'âne », et c'est probablement cette désignation qui était dans la source. Luc aura choisi une formule plus commune et plus claire, mais qui est moins précise. La a meule d'âne » était plus lourde que celle du moulin ordinaire. Ce dernier, que Ton rencontre encore aujourd'hui en Orient, était mû à force de bras par des esclaves ou par des femmes 2; l'autre était pourvu d'un petit manège où Ton attelait un âne.

Le rédacteur du premier Evangile, qui suivait Marc, reproduit d'abord, d'après lui, Tavertissement adressé à celui qui scandalise « un des petits qui croient », et, pour plus de précision, il ajoute « qui croient en moi^ », façon de parler absolument inusitée dans la bouche du Christ historique; ayant maintenu ainsi Tantithèse entre celui qui reçoit « l'enfant », et celui qui scandalise le petit, il amène, d'après la source, la déclaration générale qui servait de préambule et de justification à l'avertissement. Pour ménager la transition, il double la menace adressée au scandaleux, et commence par faire lancer une malédiction générale contre le monde qui est la patrie des scandales. Il est inévitable que des scandales se produisent dans un monde où domine le péché; mais le monde n'en mérite pas moins d'être puni, et un châtiment terrible atteindra chacun de ceux qui auront été cause de scandale.

11 semble que la source commime des trois évangélistes ait seulement désigné sous le nom de « petits » ceux qu'il ne fallait pas scandaliser ; Marc et Matthieu ont tenu à signifier expressément que ces petits' étaient « les croyants ». Luc ne l'entendait pas autrement, et telle devait être la pensée de la source. « Petit » n'est pas synonyme d'u enfant », et la combinaison artificielle de Marc ne prouve pas qu'il se soit agi du scandale des enfants '\ C'est parce

1. V. 2. XytjireXeî aùrô il Xi6oç [luXtxô; ;:£pixiiTat nspî tÔv Tpdt/YiXov auxoiï xai IppiTcrai €iç Tr,v ÔâXa^jav, t] îva oxavBaXtaij xwv [jiixpcuv toutwv iva.

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