‹ Les Évangiles synoptiques (volume 4)Chapitre 88 sur 733 · Cf. Wellhausen, Mt · texte numérisé non relu

Cf. Wellhausen, Mt

5. V. 25. £XeXcu9sv auTÔv TïpaO^vai xai Tf,v ^uvaixa...., xai »::o5o0f)vai. Ss. omet xaî devant le dernier verbe, lisant: « et de prendre tout ce qu*il avait », sans doute pour n'avoir pas compris la construction : « le maître ordonna de vendre (le serviteur)... et qu'on le payât (ainsi lui-même). » Cf. v. 26. rMxoL ànoScoaco goi.

semblent fort précaires, et pour une dette de mille talents elles seraient chimériques. Mais le maître est touché des supplications qui lui sont faites, et, n'ayant à opter, au fond, qu'entre le châtiment et la grâce, par pitié pour le malheureux, il choisit la grâce et garde le serviteur, en lui remettant une dette qui ne serait jamais payée. Allégé de sa dette et de sa crainte, le serviteur se retire ; en sortant, il rencontre un autre serviteur, venu aussi peut-être pour rendre des comptes, et qui lui devait cent deniers, environ quatre-vingt francs, ce qui ferait la six cent millième partie de ce dont le roi venait de lui faire cadeau. Si le premier serviteur n'avait dû qu'un talent, la proportion du soixantième serait déjà raisonnable, mais le chiffre des cent deniers peut être aussi de Matthieu. Sans perdre un instant, le libéré se jette sur son débiteur et l'étrangle presque en le serrant à lagorge. <c Rends ce que tu dois », crie ce furieux, qui était naguère si humble. Son procédé n'est qu'un trait de violence, et témoigne qu'il n'a pas l'intention de laisser échapper son camarade ; il n'y a sans doute pas lieu de voir ici un indice de conformité avec le droit romain. Et l'autre serviteur de se prosterner à son tour, adressant à son compagnon la même prière que celui-ci avait faite au maître. Mais, sans rien vouloir entendre, ce débiteur créancier fait jeter l'autre en prison, jusqu'à paiement des cent deniers K

Les autres serviteurs, témoins de cette affaire, sont écœurés d'une pareille dureté ; ils vont raconter à leur maître ce qui s'est passé ; le maître lui-même est indigné^ il fait revenir le serviteur impitoyable et lui annonce la révocation de sa grâce : on lui avait remis toute sa dette, et une dette considérable, parce qu'il avait demandé pitié ; lui-même aurait dû avoir pitié de son camarade, comme on avait eu pitié de lui. Maintenant, au lieu d'être attendri, le maître est en colère ; il veut qu'une justice rigoureuse soit appliquée et que le débiteur insolvable soit jeté à son tour en prison, abandonné aux geôliers ou bourreaux 2, qui l'auront en garde jusqu'à paiement de sa dette, terme qui, on peut le prévoir, n'arrivera pas de sitôt. Gomme la torture n'est pas un moyen de tirer argent d'un misérable, on s'est demandé si les bourreaux n'étaient pas simplement les surveillants de la prison, ou bien, au contraire, si Matthieu

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