‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 219 sur 829 · I. E.NSElOiN'EMEM' UH JESUS · texte numérisé non relu

I. E.NSElOiN'EMEM' UH JESUS

son àaiL' les nolidus Lr.Klitionuelles el courantes, c'esi avec ces notions qu'il opère, et ie sens qu il leur attribue lui semble si naturel et si nécessaire qu'il n'a pas souci de 1 ex})liquer ; il ne sonj^e pas davanla^a' à noter les nuances qui peuvent exister entre ce sens et telle forme des mêmes idées dans les générations antérieures ou chez ses contemporains. On ne risque rien à dire que ces nuances échappent à son attention, ou qu'il ne veut pas s'y arrêter. La formule de sa condamnation, qui est aussi l'expression la plus authentique de la mission qu'il s'est lui-même attribuée, témoigne que le cadre de sa fonction demeure national, comme celui du règne de Dieu. « Roi des Juifs ■• ' ! (Mi conçoit que les évanj^élistes aient eu soin d'opposer à ce titre celui de >' Fils de Dieu », et de présenter ce dernier comme le motif essentiel de la sentence capitale "-. En fait, st Jésus considère Dieu comme père, et tous les hommes comme ses fils, s'il se rej^arde lui-même comme iils de Dieu à un titre spécial et unique, on ne voit pas qu'il ait allecté cette qualité de » Fils » comme résumant le mieux 1 idée qu il avait lui-même et qu il voulait donner de sa vocation. J^e sentiment de la libation est plutôt une caractéristique générale de cette idée qu il u en est la forme pi'opre et directe. Devant ses disciples. Jésus s'avoue Messie-': devant Pilate il s'avoue roi des .luifs ' : ce sont poui' lui deux expressions svnoiivmes et t(ui le sont aussi |)our ses coiii temporains.

Li formule " Iils de David .. ' a la même signilication. On s'en serpour acclamer Jésus sans qu il proteste : c est seulement quand on en fait une objection, qu il enseigne à ne pas la prenrlre littéralement''. Le Messie ne devait pas non plus être oint a\ei- de Ihuile; le roi des Juifs ne devait pas se mettre à la tête de ses sujets pour les conduire à la guerre" ; mais l'oint du Seigneur ne laissait pas d'être le chef prédestiné de son peuple, et le roi des Juifs, pour être le roi des justes, ne laissait pas d'être un vrai roi ; prince des élus, chef des bienheureux, il devait présider aux joies du nouvel Israël, assisté des douze apôtres siégeant sur des trônes poiir juger les douze tribus**. Dans l'acte préliminaire à linstitution du rovaiime. le discernement des élus, il ne

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