Cf. Gen. xviii, H
b. Cf. ScHUREH, II, 294-298.
<). V. 9. Lin- zxTà to iOoç ttjç ûpaTSta; é\ix-/j. toîj ôufjLtxaa-..
~. La présentation de l'encens était l'aclion la plus solennelle du sacrifice, et il fallait apporter dans le sanctuaire les parfums et le feu ; les prêtres désignés pour la purification de l'autel et le soin des lampes assistaient à Tencensement. Schïip.eh, loc. cil.
H. C'est ce qui a fait supposer très gratuitement à quelques-uns que Zacharie était grand-prêtre.
parvis '. L'encens était devenu le symbole de la prière : c'est pourquoi l'on observe que le peuple, assemblé dans la cour du temple, priait « à l'heure de l'encens - », pendant que Zacharie offrait l'encens dans l'intérieur du sanctuaire. Cette cérémonie avait lieu le matin avant, et le soir après l'holocauste quotidien. Comme l'acte rituel est mis ici en relation avec le tirage au sort, on a supposé qu'il s'agissait probablement du sacrifice du matin '; mais, si le narrateur a songé à distinguer les deux sacrifices, le passage de Daniel qu'il imite en cet endroit inviterait plutôt à rattacher l'apparition de Gabriel au sacrifice du soir.
Pendant que Zacharie s'acquittait de son ministère, ou plutôt quand il l'eut rempli, et avant qu'il s'éloignât, l'ange Gabriel apparut à droite de l'autel ^. Cette place d'honneur convient à la dignité du messager céleste et ne marque pas spécialement un heureux présage ; en ce dernier cas, on aiii'ait plutôt amené l'ange à la droite de Zacharie. La frayeur du vieux prêtre ', les paroles rassurantes de (rabriel conviennent à la situation, mais sont aussi des traits imités de l'Ancien Testament. Gabriel annonce à Zacharie que sa prière a été entendue. Ainsi parle- 1- il déjà dans Daniel '^ ; mais ici aucune prière de Zacharie n'a été rapportée, et l'on se demande à quoi l'ange fait allusion. L'hypothèse dune prière qui aurait été faite à l'instant, pour obtenir une postérité *, est exclue par l'ensemble du récit, vu que Zacharie et Elisabeth ont perdu toute espérance d'avoir des enfants. (]elle d'une prière actuelle
1. Sur ]a distribution du temple et de ses dépendances, voii' Schurek, II. 285-288. La cour intérieure, où se célébraient tous les actes du culte, était partagée en deux par un mur; la partie orientale était appelée « cour des femmes », parce que les femmes juives y avaient accès : dans la partie occidentale, où les hommes d'Israël pouvaient seuls pénétrer, étaient le temple cl, devant le temple, l'autel des holocaustes ; le peuple était tenu à distance du temple et de l'autel par une barrière à l'intérieur de laquelle un laïque ne pénétrait que pour les actes sacrificiels où sa participation était nécessaire.
2. V. 10. T^ wpa Toù Ou[jiiâ[xaTo;, <■ l'heure de l'encens », c'est-à-dire de l'ohlation de l'encens. Cf. Dan. rx, 21.