Cf. IX
.3. zjptE, oîoa?ov r]u.i: —poasuy ^irOai, zaOfÎK y.xi 'Ift)âvri; £0:c/a?£v xoj; aaOrjTi; auTou. (-elle donnée a été exploitée plus haut v, 33, siipr. p. 495) par Luc.
600 LES ÉVANGILES SYNOPTIOUES
liai, pourrait en avoir aussi mieux g-ardé le texte. Il montre Jésus indiquant à ses disciples une formule de prière dont ils pourront se servir ', mais il ne laisse pas entendre, aussi clairement que Matthieu ^, que cette prière est devenue la prière des chrétiens. Serait-il bien téméraire de penser que Luc rapporte, avec de très légères modifications, la prière telle qu'elle avait été rédigée d'abord dans le recueil des discours, et que Matthieu la reproduit telle à peu près qu'on la récitait de son temps, dans la communauté ou les communautés chrétiennes au milieu desquelles il a vécu? Bien que Matthieu ne contienne rien d'inutile, ce qu'il ajoute au texte de Luc est implicitement contenu dans celui-ci, et l'on peut douter que le rédacteur du troisième Evangile se fût permis défaire tant de coupures, si la source où il a puisé avait contenu le texte de Matthieu. Au contraire, l'usage liturgique explique aisément l'amplification de la formule , un peu courte , de Luc. Cet usage a exercé une influence sur la tradition du texte même de Matthieu. On trouve, dans la D'ulaché •^, un texte de très près apparenté à celui du premier Evangile, et complété par une doxologie '' qui se rencontre aussi dans un assez grand nombre de manuscrits et dans le texte reçu. Cette doxologie doit son origine à la coutume liturgique de l'Eglise chrétienne. L'antiquité des témoins où ce supplément se rencontre ', les commentaires que les anciens Pères ont écrits sur la prière du Seigneur montrent que la récitation du Pater dans l'assemblée des fidèles remonte aux premiers temps du christianisme. Aussi bien la forme traditionnelle de la prière liturgique est celle qui est conservée par Matthieu. L'Oraison dominicale contient deux séries de demandes. Dans la première, la préoccupation des droits de Dieu, de l'accomplisse-