LE CENTURION DE CAPHARNAUM
indépendante, et c'est ainsi qu'on a dû le conserver d abord, associé à la parole relative aux gens qui, ayant mang-é et bu avec le Christ, n'en seront pas moins exclus du royaume '. On a vu que Matthieu a exploité cette parole dans sa conclusion du discours sur la montag-ne '-'. Il rapporte ici rinstruction qui la suit dans Luc ; d'où l'on peut conclure que lui aussi avait trouvé les deux réunies ensemble. La réflexion sur les gens qui viendront d'orient et d'occident, pour s'atta])ler avec les patriarches dans le royaume des cieux, a pu être appelée par la réflexion de Jésus sur la foi du païen, qui surpasse la foi des Israélites ; elle n'en vient pas moins en surcharge dans le présent récit, qui n'avait pas besoin de la contenir pour signifier la même chose ■■. Ce qui est dit de la réprobation des (( fils du royaume » est sans rapport avec l'histoire du centurion, et s'accorde bien avec ce qu'on lit dans Luc sur les auditeurs et commensaux du Christ qui ne mériteront pas d'être reconnus par lui au jour du jugement.
i. Cf. Le. XIII, 26-29.