Cf. NowACK, Hebr. Archaeologie, I
8. Cela résulte du v. 14. Wellhausen, loc. cit., observe que l'usage du cercueil n'était pas ordinaire chez les Juifs; le mort, enveloppé d'un linceul, était porté sur une civière.
9. V. 12. [Aovoysvïjç uîo; t^ [t-r^xoi ajTOu. Cf. viii, 42; ix, 38.
lem, menacée de perdre Israël, sonfds unicjue, et le perdant en effet, pour le recouvrer miraculeusement par la puissance de Jésus '. Grâce à lui, les promesses de Dieu ne sont pas vaines, et la mère qui a pleuré son fds mort peut le voir encore vivant.
La mère suivait le cercueil de son fils, et Jésus est ému de pitié en la voyant. « Ne pleure pas », lui dit-il ; et sapprochimt, il touche le cercueil, ce qui fait que les porteurs s'arrêtent ; puis il commande au mort de se lever, et le mort se dresse sur son séant, vivant et parlant ; Jésus le rend à sa mère. Tous les assistants sont saisis dune religieuse fra^^eur devant le miracle; dans les transports de leur admiration, ils s'écrient que Dieu leur a suscité un g-rand prophète, et qu'il visite ainsi son peuple dans sa miséricorde.
Pas un des traits de cette descriplion n'est original. L invitation à ne pas pleurer se retrouve dans l'histoire de Jaïr ' ; Jésus touche le cercueil, parce qu'il ne veut pas toucher le cadavre, mais le geste correspond à celui qu'il fait en prenant la fille de Jaïr par la main ^; sauf la substitution de « jeune homme » à (( jeune fille », les paroles qu'il adresse au mort sont identiques ' ; le ressuscité se met sur son séant comme Tabitha dans les Actes •^ ; il parle, comme le fils de la veuve de Sarepta •' ; Jésus rend le jeune homme à sa mère, comme il rendra l'épileptique à son père ^, et comme Elie a rendu son fils à la veuve de Sarepta ^ ; l'impression de crainte religieuse a été signalée après la guérison du paralytique '', et plusieurs fois dans les
1. (If. Abbot, E R. II, 1804, qui retrouve dans Luc l'allégorie de l\ Esd. ix, 38-x (Jérusalem et le temple). II y a analogie, mais non idendité de conception, et ce i^apport ne prouve pas que le récit évangélique soit une interprélation matérielle de Fallégorie.