‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 546 sur 829 · I. III · texte numérisé non relu

I. III

■2. Cf. sijpr. p. .390.

3. Le « maître » ne peut être (|ue lalivé ; le « messager de Talliance » n'est pas précisément le Messie ; celte formule inusitée doit se rapporter aussi à Dieu, quoique l'application ne soit pas sans difliculté, ou bien à l'ange de la communauté israélite (cf. Nowack, Die kl. Propheteii^, 439).

4. La citation de Malachie pourrait sembler intercalée dans le discours de Jésus (Wendt, a/). J. Weiss, 406), Mr. 11 se rattachant aisément à Mt. 9. On pourrait même supposer (J. Wkiss, loc. c;<.) qu'elle est interpolée dans Luc d'après Matthieu; car D, au lieu de la présenter entre les vv. 26 et 28, rattache le v.

Les propositions qui suivent, surtout celles qui regardent le rapport de Jean avec le rovaunie céleste, ont un caractère didactique, et sont peu à leur place dans un discours au peuple ' ; elles sont à interpréter par elles-mêmes plutôt que par leur contexte. La tradition paraît les avoir marquées de son empreinte. Le roj^aume des cieux y semble identifié à la société chrétienne, et l'on a remarqué que c'est seulement dans ce passag-e que Jésus appelle Jean « le Baptiste- ». La formule : « Depuis le temps de Jean le Baptiste jusqu'à maintenant >». convient assez peu dans la bouche du Christ, qui n'a pas survécu lono^temps à Jean, et qui n'a g'uère pu parler comme si le royaume durait depuis des années, puisque généralement il l'annonce comme à venir.

Toujours est-il que la mission providentielle de Jean fait de lui le plus grand des hommes qui ont paru jusqu'à son temps, et d'après Luc, le plus grand des prophètes '''. « Mais le plus petit dans le royaume est plus grand que lui. » Là est le mot capital du discours, et ce trait suffit à prouver qu'on ne fait pas l'apologie de Jean-Baptiste ; on définit la mission du Précurseur par rapport au royaume des cieux. Si grand qu'ait été l'homme, si importante qu'ait été l'œuvre, en tant que préparatoire au règne de Dieu, Jean est au-dessous ds quiconque appartient au royaume. Plusieurs commentateurs anciens, ne voulant pas mettre le Précurseur hors

2H H (OTi oÙ^jeU ijLEÎt'ov âv Y£vv7)Totç yuvatztov :cpo2ir|TT]ç, 'Ifoavou tou ^a— xiaToO'') au v. 26, amène la citation (v. 27), et la fait suivre de 28 h [Xiyro 5è ua?v, on ô [xt/.poxEpo; ajTou Èv -7] ^a.iihzi'x toù Qsoij [j.£ÎÇfov aùxou âartv). Toutefois Mt. 10 complète heureusement le V. 11. Le mot -coçrjxr); (D A etc., Ss.) parait authentique dans Le. 28, à lire : Àiyo 'j;j-Îv, [j.z'X'>)v Iv yswrjTorç yuvaixfov ~oofr[-:r^i 'Idjàvo'j oJoïtç è^t'-v "ô Oc (j.'.y.pùT£po; iv tt] Saa-.Àîîa xtâ. L'addition de aùrou dans D, après fj.t/'.poTcpo;, tend peut-être à montrer le Christ dans ce plus petit qui est plus grand (cf. Merx, II, II, 241). Quoi qu'il en soit, l'omission de -poçir^xriç, dans n B etc., doit être pour la conformation avec Matthieu. Luc le premier peut avoir eu scrupule d'écrire que Jean était plus grand que tous les enfants des femmes, Jésus lui-même étant né d'une femme. Matthieu avait pu l'écrire, parce que le reste du discours montrait que Jean était le plus grand des hommes qui avaient paru avant le royaume. La transposition de Le. xvi, 16, donnerait à penser que l'évangéliste craignait autant de faire Jean trop grand, que de l'exclure formellement du royaume ; c'est pourquoi il se sera borné à le désigner comme supérieur à tous les anciens prophètes.

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